Une image largement relayée sur les réseaux sociaux montrant des pommes en état visiblement dégradé suscite depuis quelques jours une vive polémique en Tunisie. Cette publication, qui accompagne des commentaires dénonçant la qualité des produits disponibles sur le marché, intervient dans un contexte marqué par la hausse des prix de plusieurs fruits, notamment les pommes et les bananes, et par des tensions récurrentes sur l’approvisionnement.
Selon les informations circulant auprès des consommateurs, le kilogramme de pommes concerné serait vendu autour de 3 dinars, soit environ 3 980 millimes, un prix jugé élevé au regard de l’état apparent des fruits visibles sur la photo. Cette situation alimente un sentiment d’incompréhension chez une partie des citoyens, qui dénoncent à la fois la cherté et la qualité de certains produits proposés à la vente.
Au-delà de la polémique sur les prix, c’est la question de la qualité sanitaire des fruits commercialisés qui est désormais posée. Les images diffusées montrent des pommes présentant des signes de détérioration avancée, soulevant des interrogations sur les conditions de stockage, de transport et de mise en marché.
Où se situe précisément la chaîne de contrôle ? Les produits mis à la disposition des consommateurs respectent-ils les normes de qualité et de sécurité alimentaire en vigueur ? Les circuits de distribution sont-ils suffisamment surveillés pour éviter la commercialisation de denrées impropres à la consommation ?
Ces interrogations renvoient plus largement au rôle des structures de contrôle et aux mécanismes de suivi du marché, dans un contexte où les fluctuations de prix semblent s’accompagner, selon certains témoignages, d’une variabilité de la qualité.
Pour l’heure, aucune communication officielle ne permet de confirmer l’origine exacte des produits visibles sur l’image ni les conditions dans lesquelles ils ont été photographiés. Toutefois, la viralité de cette publication illustre un malaise plus profond autour du pouvoir d’achat et de la confiance des consommateurs dans la qualité des produits alimentaires disponibles sur les marchés.
Ainsi, entre inflation, perception de baisse de qualité et appels à un renforcement des contrôles, la question des fruits de consommation courante devient un nouvel indicateur sensible du quotidien des ménages tunisiens.




