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Subventions des carburants : une facture supplémentaire de 485 millions de dinars en mars seulement !

  • 17 mars 16:33
  • 2 min de lecture
Subventions des carburants : une facture supplémentaire de 485 millions de dinars en mars seulement !

La Tunisie pourrait supporter un coût supplémentaire de 485 millions de dinars au titre de la subvention des carburants pour le seul mois de mars, en raison de la flambée des prix internationaux du pétrole. C’est ce qu’a indiqué, mardi, l’économiste Moez Soussi, professeur à l’Université de Carthage, mettant en garde contre les répercussions budgétaires de la conjoncture énergétique mondiale.

Intervenant sur les ondes de Diwan FM, il a souligné que la poursuite des tensions géopolitiques, notamment le risque de fermeture du détroit d’Ormuz, pourrait accentuer la pression sur les finances publiques. Selon lui, la hausse des cours du brut contribue à creuser davantage le déficit énergétique du pays, estimé à 6,3 millions de tonnes équivalent pétrole.

Dans ce contexte, le taux d’indépendance énergétique de la Tunisie demeure limité à 27 %, hors prise en compte de la redevance du gaz algérien, traduisant une forte dépendance aux importations.

L’économiste a en outre rappelé que la loi de finances 2026 repose sur une hypothèse de prix du baril fixée à 63,3 dollars (environ 196 dinars), alors que les prix actuels dépassent les 100 dollars (près de 310 dinars). Un écart significatif qui pèse lourdement sur le budget de l’État. Chaque hausse d’un dollar du baril entraîne, selon ses estimations, un surcoût annuel de 158,7 millions de dinars, dont 110,7 millions liés aux produits pétroliers et 48 millions au gaz.

Face à cette situation, Moez Soussi appelle à l’adoption de mesures urgentes pour contenir l’impact de la crise. Il pointe un déséquilibre structurel caractérisé par une consommation énergétique évoluant à un rythme trois fois supérieur à celui de la croissance économique.

Dans ce cadre, il n’exclut pas que les autorités soient amenées à arbitrer entre une réduction des dépenses d’investissement et une révision partielle des prix des carburants, afin d’alléger la pression croissante sur les finances publiques.

Auteur

R. I

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