Les résultats de la première étude évaluant l’efficacité du vaccin contre la grippe saisonnière face au nouveau variant du virus A(H3N2), baptisé variant K et scientifiquement dénommé « J.2.4.1 », ont mis en évidence une efficacité de 75 % contre les formes les plus graves de l’infection. L’étude, menée au Royaume-Uni, montre également une réduction significative du risque d’hospitalisation, notamment chez les enfants, et de 35 % chez les personnes âgées, selon un communiqué de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Les analyses de laboratoire réalisées dans ce cadre indiquent que le vaccin actuellement utilisé contre la grippe saisonnière protège contre les complications liées à l’infection par le virus A(H3N2). Il demeure l’un des principaux moyens de prévention pour atténuer les symptômes de la maladie, en particulier chez les personnes âgées, les femmes enceintes, les enfants et les patients atteints de maladies chroniques.
L’étude souligne par ailleurs que les enfants en âge scolaire constituent le principal vecteur de transmission du virus, tandis que les personnes âgées de plus de 65 ans représentent la catégorie la plus exposée au risque d’hospitalisation. Ces données confirment l’importance cruciale de la vaccination pour limiter l’impact sanitaire du virus.
Selon l’OMS, l’année 2025 a été marquée par une dynamique particulière dans la propagation des virus respiratoires à l’échelle mondiale, notamment avec la prédominance du sous-variant K du virus de la grippe saisonnière A(H3N2). Ce variant a représenté près de 90 % des cas confirmés de grippe saisonnière en Europe, sans toutefois être considéré comme plus dangereux que les variants précédents.
Cette propagation a néanmoins mis en évidence le risque qu’une nouvelle mutation génétique du virus puisse exercer une pression importante sur les systèmes de santé, d’autant plus que la population mondiale ne disposait pas encore d’une immunité suffisante contre ce variant.
Afin de contenir la diffusion du sous-variant, l’Organisation mondiale de la santé a appelé au respect strict des mesures préventives dès l’apparition des symptômes, notamment le port du masque, le lavage régulier des mains, l’aération des espaces fermés et le recours à des sources d’information fiables pour éviter la propagation de fausses informations.
L’OMS a toutefois précisé que cette vague de virus respiratoires ne présente pas le même niveau de danger que la pandémie de Covid-19 lors de son émergence à la fin de l’année 2019, mettant en avant l’expérience acquise en matière de lutte contre les épidémies grâce à la vaccination et aux mesures de prévention.
En Tunisie, le directeur général du Centre de pharmacovigilance au ministère de la Santé, Riadh Dagfous, a affirmé dans une déclaration antérieure à l’Agence Tunis Afrique Presse que le pays n’a pas enregistré, à ce stade, un nombre de cas supérieur à celui observé l’année précédente. Il a rappelé que la circulation accrue des virus respiratoires durant la saison hivernale constitue un phénomène naturel lié à la baisse des températures.
Bien que le nouveau variant ne soit pas jugé plus dangereux que les précédents, Dagfous a averti qu’il pourrait représenter un risque particulier pour les personnes vulnérables, notamment les personnes âgées et les patients atteints de maladies chroniques. Les symptômes associés à ce variant sont similaires à ceux de la grippe saisonnière et comprennent la fièvre, la toux, le mal de gorge et les douleurs corporelles.
Il a, à ce titre, appelé les catégories les plus exposées à se faire vacciner contre la grippe saisonnière et à respecter les mesures préventives, telles que l’aération des lieux fermés, le lavage régulier des mains, le port du masque et le respect de la distanciation sociale, en particulier lors des contacts avec les personnes âgées et les malades chroniques.
Selon les statistiques de l’Organisation mondiale de la santé, environ un milliard de cas de grippe saisonnière sont recensés chaque année dans le monde. Parmi eux, près de cinq millions évoluent vers des formes respiratoires plus sévères, tandis qu’environ 650 000 décès annuels sont attribués à cette maladie.



