gradient blue
gradient blue
A la une Actualités

Augmentations salariales : une hausse des salaires sur trois ans pour soutenir le pouvoir d’achat

Avatar photo
  • 24 mars 16:54
  • 3 min de lecture
Augmentations salariales : une hausse des salaires sur trois ans pour soutenir le pouvoir d’achat

Dans le cadre de la loi de finances 2026, le gouvernement tunisien a annoncé une augmentation progressive des salaires sur trois ans (2026–2027–2028), une mesure destinée à atténuer les effets de l’inflation, améliorer le pouvoir d’achat et renforcer l’équilibre social.

Cette décision a suscité des débats au sein de certains partis, critiquant l’absence de négociations préalables avec les partenaires sociaux. Toutefois, le ministre des Affaires sociales a clarifié la situation lors d’une session conjointe au Parlement et au Conseil national des régions et des districts, affirmant que « le Code du travail prévoit trois modalités pour l’augmentation des salaires : par accord individuel contractuel, par loi ou décret, ou par négociation sociale. Il a insisté sur le fait que l’augmentation a été appliquée conformément aux procédures légales.

Une masse salariale en hausse mais maîtrisée

Selon les estimations, la masse salariale du secteur public représente entre 13 % et 14 % du produit intérieur brut (PIB), soit plus de 20 milliards de dinars par an, contre 16,1 milliards en 2020.

Toutefois, grâce à diverses mesures adoptées, le gouvernement a réussi à contenir la part de cette masse salariale dans le PIB, réduisant ainsi la pression sur les finances publiques, selon plusieurs experts.

La dernière hausse des salaires remontait à 2022 et s’étendait jusqu’en 2025, avec un montant total compris entre 195 et 300 dinars selon les catégories, réparti en trois tranches.

Pour l’année 2026, le gouvernement a prévu un budget de 25,267 milliards de dinars pour les dépenses salariales, contre 24,389 milliards prévus en 2025, soit une augmentation de 3,6 %.

Le ministère des Finances a précisé que la masse salariale devrait représenter 13,4 % du PIB en 2026, contre 14,1 % attendue en 2025 et 13,9 % enregistrée en 2024.

Une hausse liée à un effort exceptionnel de création d’emplois

Cette augmentation des crédits découle d’un effort exceptionnel visant à soutenir l’emploi et à garantir le travail digne via les recrutements et la régularisation des postes précaires. Au total, environ 51 878 postes sont concernés, dont 22 523 postes supplémentaires pour 2026.

Ainsi, les dépenses salariales dans la fonction publique sont fixées à 25,267 milliards de dinars pour 2026, contre 24,389 milliards en 2025, soit une hausse de 3,6 %.

Cette progression traduit la volonté du gouvernement de renforcer l’intégration professionnelle et de stabiliser les emplois précaires, en créant de nouvelles opportunités et en consolidant les effectifs existants.

Avatar photo
Auteur

La Presse

You cannot copy content of this page