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QatarEnergy déclare la force majeure suite à des attaques contre ses installations

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  • 24 mars 22:21
  • 3 min de lecture
QatarEnergy déclare la force majeure suite à des attaques contre ses installations

La compagnie « QatarEnergy » a annoncé, mardi, l’état de force majeure sur certains contrats de fourniture de gaz naturel liquéfié (GNL) à long terme. Cette mesure affecte des clients en Italie, en Belgique, en Corée du Sud et en Chine.

QatarEnergy a confirmé que deux unités de traitement de GNL ainsi qu’une unité de transformation du gaz en liquides (GTL) à Ras Laffan ont été endommagées. La compagnie a précisé que la cause réside dans des attaques de missiles ayant visé son centre de production de Ras Laffan les 18 et 19 mars, causant des dégâts matériels considérables.

L’entreprise a indiqué qu’elle continuait d’évaluer l’impact total de ces événements sur ses opérations, précisant : « Nous évaluons l’impact et le calendrier des réparations pour les installations touchées ».

Les installations industrielles de Ras Laffan constituent le centre de gravité de l’économie qatarie moderne. Elles abritent les plus grandes infrastructures de production et d’exportation de GNL au monde, en plus de projets de gaz liquéfié, de raffineries de condensats et de centrales électriques et de dessalement d’eau. Ce complexe est le cœur de la stratégie du Qatar pour l’exploitation du méga-champ « North Field », qui alimente les lignes de production destinées aux marchés d’Europe, d’Asie, du Japon et d’ailleurs.

Les agressions iraniennes ont causé des dommages directs à certaines lignes de production, de traitement et d’exportation à Ras Laffan, entraînant l’arrêt d’une partie importante de la capacité de production de GNL pour une durée indéterminée, avec l’annonce de pannes partielles sur certains trains de production principaux.

Selon Saad bin Sherida Al-Kaabi, ministre d’État aux Affaires énergétiques et PDG de QatarEnergy, l’attaque a provoqué l’interruption de près de 17 % de la capacité d’exportation de GNL du Qatar, soit l’équivalent d’environ 12,8 millions de tonnes par an de capacité de production arrêtée ou directement affectée.

La perte annuelle de revenus est estimée à environ 20 milliards de dollars en raison de cette baisse de capacité, sur la base des prix moyens et des contrats à long terme existants.

Les premières estimations indiquent que la période de réparation et de réhabilitation pourrait s’étendre de trois à cinq ans pour rétablir la pleine capacité.

Cette durée relativement longue signifie que l’impact ne sera pas passager, mais qu’il redessinera la trajectoire des recettes publiques, de la planification des investissements publics et du volume des excédents financiers disponibles pour les fonds souverains dans les années à venir.

 

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Auteur

La Presse

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