La région du Moyen-Orient a perdu 186 milliards de dollars, soit 6 % de son PIB, en l’espace d’un seul mois de guerre menée par les États-Unis et l’entité sioniste contre l’Iran. C’est ce qu’a annoncé ce mardi 31 mars 2026 Abdallah Dardari, sous-secrétaire général de l’ONU et directeur du Bureau régional pour les États arabes au PNUD, lors d’une conférence de presse à Amman.
Le bilan pourrait s’alourdir davantage : Dardari prévoit que les pertes dépasseront les 190 milliards de dollars pour ce seul mois, avec « des effets plus profonds, plus durables et plus difficiles dans les périodes à venir ».
Sur le plan humain, le conflit devrait provoquer la suppression de 3,7 millions d’emplois et précipiter 4 millions de personnes supplémentaires sous le seuil de pauvreté.
Ventilé par sous-région, l’impact sur le PIB atteindrait 1 milliard de dollars dans le Golfe et environ 30 milliards de dollars dans le Levant.
S’exprimant lors d’une conférence consacrée aux « répercussions économiques et sociales de l’escalade militaire au Moyen-Orient sur le monde arabe », Dardari a appelé à une cessation immédiate des hostilités : « Nous espérons que les combats cesseront demain, car chaque jour de retard a des effets négatifs sur l’économie mondiale. »
Il a par ailleurs mis en lumière la vulnérabilité structurelle de l’économie arabe, fondée sur une dépendance excessive au pétrole, y compris dans les pays non exportateurs, dont les revenus reposent sur les transferts des expatriés et les aides des États du Golfe, appelant la région à diversifier son modèle de développement et ses routes commerciales.



