Moyen-Orient – Après l’annonce de l’accord de cessez-le-feu de deux semaines : Les négociations américano-iraniennes commencent demain à Islamabad
Avant l’entame des négociations directes entre les Américains et les Iraniens, Trump a maintenu la pression sur Téhéran. Il a déclaré hier que les Etats-Unis étaient en pourparlers avec l’Iran au sujet d’un «allègement des droits de douane et des sanctions», tout en menaçant d’imposer des droits de douane de 50% à tout pays fournissant des armes à l’Iran. Téhéran demeure méfiant mais a permis une réouverture temporaire du détroit d’Ormuz à la navigation afin de permettre la tenue des négociations.
La Presse — Les Etats-Unis et l’Iran ont annoncé mardi soir un cessez-le-feu de deux semaines, environ une heure avant l’expiration du délai fixé par Washington. L’occupant sioniste a dit accepter cette trêve, tout en précisant qu’il continuerait à combattre le Hezbollah au Liban. Dans cette perspective de désescalade, une délégation américaine menée par le vice-président J.D. Vance et une délégation iranienne conduite par le ministre des Affaires étrangères Abbas Araqchi et le président du Parlement Mohammad Baqer Qalibaf sont attendues aujourd’hui à Islamabad pour négocier, a-t-on appris hier de deux sources pakistanaises.
Donald Trump a précisé au New York Post que J.D. Vance pourrait ne pas assister en personne aux pourparlers. Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, avait auparavant annoncé leur arrivée vendredi.
Le président américain Donald Trump a déclaré mardi avoir accepté de «suspendre les bombardements et les attaques contre l’Iran pour une période de deux semaines», ajoutant que cette décision était «sujette» à l’accord de l’Iran pour la réouverture complète, immédiate et sûre du détroit d’Ormuz.
Araghchi a annoncé que l’Iran garantirait le passage sûr à travers le détroit d’Ormuz pendant le cessez-le-feu de deux semaines en coordination avec ses forces armées, ajoutant que Téhéran cesserait ses «opérations défensives» si les attaques contre son pays s’arrêtaient.
Les ministres des Affaires étrangères du Pakistan, de l’Egypte et de la Turquie ont intensifié leurs efforts de médiation pour ramener Washington et Téhéran à la table des négociations.
Pour leur part, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi et son homologue turc Hakan Fidan ont eu un entretien téléphonique hier mercredi, a rapporté l’agence de presse iranienne Mehr News. Les deux hommes ont discuté des derniers développements régionaux suite à l’entrée en vigueur d’un accord de cessez-le-feu entre les Etats-Unis et l’Iran, selon Mehr.
Plusieurs pays dont la Chine, ainsi que l’Union européenne ont salué hier l’annonce faite par les parties concernées sur la conclusion d’un accord de cessez-le-feu. La porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Mao Ning, a exprimé le soutien de la Chine aux efforts de médiation déployés par des pays tels que le Pakistan.
Trump maintient la pression sur Téhéran
Le président américain Donald Trump a déclaré hier mercredi que les Etats-Unis étaient en pourparlers avec l’Iran au sujet d’un «allègement des droits de douane et des sanctions», tout en menaçant d’imposer des droits de douane de 50% à tout pays fournissant des armes à l’Iran.
«Les Etats-Unis travailleront en étroite collaboration avec l’Iran qui, comme nous l’avons déterminé, a connu ce qui sera un changement de régime très productif !», a écrit Trump sur son réseau social Truth Social, ajoutant qu’il n’y aura «pas d’enrichissement d’uranium» pour l’Iran. Il a fait savoir qu’une grande partie du plan de cessez-le-feu en 15 points proposé par les Etats-Unis avait déjà été approuvée.
Ouverture du détroit d’Ormuz et méfiance de Téhéran
L’Iran continuera de se méfier de ses ennemis, et ses forces armées ainsi que ses capacités balistiques restent prêtes à défendre et à soutenir le pays, a déclaré hier Fatemeh Mohajerani, porte-parole du gouvernement iranien, lors d’une interview télévisée citée par l’agence de presse Mehr.
Elle a salué la puissance des forces armées iraniennes dans la bataille contre les Etats-Unis et l’occupant sioniste, la qualifiant de «victoire stratégique pour le peuple». «Nous réitérons que celui qui a déclenché la guerre a finalement perdu», a-t-elle martelé, ajoutant que le détroit d’Ormuz «relevait toujours de la responsabilité de l’Iran».
Par ailleurs, la circulation maritime a repris hier dans le détroit d’Ormuz à la suite du cessez-le-feu annoncé par les Etats-Unis et l’Iran, a indiqué hier le service de suivi des navires Marine-Traffic sur X.
Ce cessez-le-feu prévoit une réouverture temporaire de cette voie navigable stratégique afin de permettre la tenue de négociations.
Le vraquier NJ Earth, battant pavillon grec, et le Daytona Beach, battant pavillon libérien, ont traversé le détroit après avoir quitté Bandar Abbas, a indiqué MarineTraffic, ajoutant que «les premiers mouvements étaient désormais enregistrés».
Selon les données du service, des centaines de navires se trouvent toujours dans la zone, dont 426 pétroliers, 34 transporteurs de gaz de pétrole liquéfié (GPL) et 19 méthaniers (GNL), dont beaucoup se sont retrouvés bloqués pendant la crise.
(Synthèse de médias)



