L’EST se fait rattraper au score et se contente d’un match nul à Métlaoui : Un revers qui en dit long….
Maintenant que Maher Kanzari est parti et que Patrice Beaumelle a pris les rênes de l’équipe, il est clair que certains joueurs doivent revoir sérieusement leur copie.
La Presse — On ne peut pas dire que Patrice Beaumelle a réussi sa première sortie à la tête de l’équipe. Le nul concédé à Métlaoui s’apparente plutôt à un semi-échec étant que les «Sang et Or» menaient au score grâce au but de Achref Jabri signé à la 53’.
Encore une fois, l’attaque “sang et or” trouve des difficultés à trouver la faille face à un adversaire qui joue le bloc bas. Et si Achref Jabri a pu trouver le chemin des filets, il ne marque pas assez pour un avant-centre. Il n’a que 5 buts à son actif en 21 matches de championnat.
Côté défense, un autre joueur bien rémunéré et qui a failli à sa mission, Ibrahima Keita, pris de vitesse par Raed Fadaa et qui l’a obligé à commettre l’irréparable en surface de réparation. Un penalty transformé par Christian Bodian à la 76’.
Le match d’Al Ahly à l’esprit !
Le revers subi par l’Espérance à Métlaoui a remis dans les esprits de ses supporters le match contre Al Ahly à la mi-mars. L’interrogation sur la capacité de l’effectif actuel à défier Al Ahly en quart de finale de la Ligue des champions accapare les esprits des supporters les plus sceptiques.
Et à vrai dire, quand on voit Ibrahima Keita pris de vitesse par Raed Fadaa sans qu’il ait le soutien de ses camarades de la défense, Guennichi et Jelassi notamment, et quand on voit Diakité et Diarra piétiner dans les 20 derniers mètres, on ne peut que donner raison aux supporters les plus sceptiques. Car même si les conditions ne plaidaient pas pour la pratique du football (horaire du match pour un mois de Ramadan et terrain en tartan en mauvais état), les joueurs de l’Espérance, locaux comme étrangers, sont suffisamment payés, pour être en mesure de préserver leur avantage au score. Bref, les joueurs doivent s’appliquer davantage sur le terrain, tactiquement mais surtout physiquement. Les maux de l’Espérance ne résident pas en l’entraîneur, seulement.