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Recherche scientifique: la Tunisie se hisse à la 12ème place mondiale

  • 17 janvier 15:46
  • 2 min de lecture
Recherche scientifique: la Tunisie se hisse à la 12ème place mondiale

La Tunisie se hisse au 12ème rang mondial en termes de production scientifique. C’est ce qu’a déclaré samedi Samiha Khlifa, enseignante-chercheuse à l’École Nationale d’Ingénieurs de Manouba (ENIM), lors du troisième « Dialogue Sociétal » organisé par l’Institut Arabe des Droits de l’Homme (IADH) en partenariat avec l’Institut Arabe des Chefs d’Entreprises (IACE).

Malgré ce bon classement quantitatif, Mme Kelifa a soulevé un point critique : 23 % de la production scientifique des académiciens tunisiens n’a aucun impact réel sur la société locale. En conséquence, la Tunisie chute à la 130ème place mondiale pour ce qui est de l’influence de la recherche sur le développement social. Elle a ainsi appelé à produire un savoir spécifiquement tunisien, accessible à la fois aux citoyens et au reste du monde.

L’universitaire a également déploré une « course » aux classements et aux titres de la part des enseignants, au détriment de l’amélioration de la qualité de l’apprentissage et des acquis des étudiants.
De son côté, Abdelbasset Ben Hassen, président de l’IADH, a précisé que cette rencontre s’inscrit dans un programme visant à soutenir l’éducation économique. Le dialogue a abordé des thèmes cruciaux dont
la numérisation et la qualité de l’enseignement.

l’adéquation entre formation et emploi face aux mutations démographiques et climatiques et la baisse du taux de scolarisation et des dépenses publiques.

Selon lui, la solution réside dans une réforme systémique transformée en décision politique, impliquant tous les acteurs (parents, élèves, État) autour de politiques à court terme ayant un effet durable.

Ben Hassen a souligné que l’éducation traverse une phase charnière, marquée par le vieillissement de la population dans le monde arabe et un taux de chômage élevé chez les diplômés tunisiens. Il appelle à changer d’approche en misant sur la coopération.

Enfin, Majdi Hassen, directeur exécutif de l’IACE, a pointé les tensions sur le marché du travail : si la demande explose pour les médecins, les infirmiers et les ingénieurs en informatique, le tissu industriel tunisien reste majoritairement demandeur de main-d’œuvre technique spécialisée plutôt que de hauts diplômés académiques.

Auteur

La Presse

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