Le ministère de l’Environnement a annoncé le lancement d’une opération d’enlèvement de 400 tonnes de substances dangereuses, principalement des polychlorobiphényles (PCB), en vue de leur élimination dans le mois à venir, a déclaré Zidi Youssef, Directeur de l’environnement industriel.
Intervenant ce vendredi 3 avril 2026 sur les ondes de la Radio Nationale, Zidi a précisé que l’opération concernera les établissements industriels tunisiens et s’inscrit dans le cadre de dons et de financements internationaux.
Les PCB, présents notamment dans les anciens transformateurs électriques, sont des substances très toxiques. Elles s’accumulent dans le corps humain et peuvent se propager à distance via l’eau, l’air ou le sol. Leur concentration est mesurée en parties par million (ppm).
Le ministère, en collaboration avec le Centre national des technologies de l’environnement, a mené au cours des dernières années des analyses pour mesurer les niveaux de pollution dans l’air, le sol, l’eau et les denrées alimentaires. Un projet est également prévu pour poursuivre ces opérations de surveillance et de mesure dans le futur.
Parallèlement, un recensement de l’ensemble des industries tunisiennes sera réalisé, accompagné d’un audit de certains déchets industriels. Zidi a souligné l’importance de sensibiliser les industriels et les agriculteurs à la sécurité, en exigeant notamment la transparence sur la composition des produits chimiques utilisés.
Le projet de collecte et de traitement des PCB a été mis en œuvre en collaboration avec une entreprise néerlandaise, sélectionnée par le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), chargée d’identifier les quantités de PCB dans chaque usine et de déterminer les méthodes d’intervention les plus efficaces. Une entreprise espagnole assurera le traitement et l’élimination sécurisée de ces substances.
Le ministère de l’Environnement avait également annoncé le lancement du projet “Élaboration du plan national de mise en œuvre de la Convention de Stockholm sur les polluants organiques persistants”, visant à recenser et localiser l’ensemble des polluants organiques persistants, réduire les risques sanitaires et environnementaux, et mettre en place des méthodes sûres pour leur gestion, leur transport, leur stockage et leur élimination ou réutilisation selon des normes scientifiques et des données fiables.



