Campagne céréalière : 991 mille hectares emblavés en Tunisie
La superficie finale emblavée en céréales a atteint environ 991 mille hectares, soit un taux de réalisation de 87 % sur un programme initial de 1,145 million d’hectares, a appris l’Agence-Tunisie-Afrique Presse (TAP) auprès du ministère de l’Agriculture.
Dans ce contexte, les services agricoles appellent à intensifier la fertilisation azotée et à renforcer la lutte contre les maladies fongiques afin de sécuriser la campagne en cours.
Les emblavures se répartissent comme suit : 533 mille hectares de blé dur, 400 mille hectares d’orge, 49 mille hectares de blé tendre et 9 mille hectares de triticale. Sur le plan géographique, 834 mille hectares concernent les gouvernorats du Nord, contre 157 mille hectares dans ceux du Centre et du Sud.
Les opérations d’entretien se poursuivent malgré des conditions climatiques défavorables. La lutte contre les mauvaises herbes a concerné 466 mille hectares sur un objectif de 716 mille hectares (65 %), tandis que la fertilisation azotée affiche un avancement différencié : 66 % pour la première tranche (585 mille hectares), 28 % pour la deuxième (250 mille hectares) et 3 % pour la troisième (30 mille hectares). Parallèlement, le traitement des maladies fongiques a démarré sur 20 mille hectares, ciblant principalement la septoriose, la rouille brune, l’oïdium et la rhynchosporiose.
Sur le plan logistique, les disponibilités en engrais présentent des situations contrastées au 16 mars 2026. Le « Super 45 » affiche un taux de réalisation de 107 % (32 mille tonnes distribuées), le diammonium phosphate (DAP) atteint 80 % (96 mille tonnes), tandis que l’ammonitrate accuse un retard avec 152 mille tonnes livrées sur 220 mille tonnes programmées (69 %).
Le stock restant d’ammonitrate au centre de Kébili s’élève à environ 11 mille tonnes, avec un rythme de distribution de 700 tonnes par jour. À Gabès, l’approvisionnement est temporairement interrompu en raison de l’épuisement des stocks, en attendant la reprise de la production dans les prochains jours.
Face à ces défis, le ministère insiste sur la nécessité de poursuivre la fertilisation azotée, notamment après les dernières pluies, et d’envisager le recours aux engrais foliaires pour compenser les déficits observés. Il recommande également aux structures régionales de coordonner leurs actions avec l’Institut national des grandes cultures et l’Agence de la vulgarisation agricole afin de renforcer l’encadrement technique des producteurs.
Les agriculteurs sont appelés à surveiller activement leurs parcelles, en particulier dans les zones irriguées et les régions favorables du Nord, et à intervenir rapidement par un traitement chimique ciblé en cas d’apparition de maladies fongiques, tout en évitant les risques de phytotoxicité liés à des interventions tardives contre les adventices.



