Le Président de l’Ordre des médecins vétérinaires de Tunisie, Ahmed Rajeb, a affirmé que l’éradication de la tuberculose ganglionnaire est possible à travers l’adoption du concept de « Une seule santé », fondé sur une approche collaborative visant à préserver la santé humaine, animale, végétale et environnementale.
Dans une déclaration à l’Agence Tunis Afrique Presse, mardi à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la tuberculose célébrée le 24 mars de chaque année, il a indiqué que la Tunisie enregistre environ 1 500 cas de tuberculose ganglionnaire par an, dont 80 % sont d’origine animale.
Il a ainsi appelé à renforcer les mesures préventives pour protéger le cheptel, notamment les bovins, contre la bactérie responsable de la maladie, capable de survivre plus de 300 jours sur des surfaces contaminées.
Il a précisé que cette forme de tuberculose, qui affecte les ganglions lymphatiques, se transmet de l’animal à l’homme principalement par la consommation de lait non pasteurisé et de ses dérivés, souvent produits et vendus de manière informelle sans traitement ni ébullition.
Par ailleurs, il a rappelé que la Tunisie a enregistré plus de 3 000 cas de tuberculose en 2024 et 2025, dont 64 % de formes extra pulmonaires touchant notamment les intestins, le foie et les ganglions lymphatiques, contre 36 % de cas pulmonaires.
Il a également souligné que plus de 60 % des maladies bactériennes et parasitaires chez l’homme sont d’origine animale, sur un total de 1 450 maladies recensées, dont 870 zoonoses.
De son côté, l’Organisation mondiale de la santé a choisi pour l’édition 2026 de la Journée mondiale de lutte contre la tuberculose le slogan « Oui, nous pouvons mettre fin à la tuberculose », afin de rappeler que son élimination est un objectif réalisable.
L’OMS appelle ainsi à accélérer les efforts, renforcer la coopération multisectorielle, augmenter les investissements et appliquer les recommandations internationales.
À l’échelle mondiale, les statistiques font état de 1,23 million de décès liés à la tuberculose en 2024, ainsi que de 10,7 millions de nouveaux cas recensés la même année.



