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Tomates à 5 dinars le kilo : que se passe-t-il sur le marché ?

  • 24 avril 2026
  • 2 min de lecture
Tomates à 5 dinars le kilo : que se passe-t-il sur le marché ?

La flambée des prix de la tomate suscite de vives inquiétudes chez les consommateurs tunisiens. Dans certaines régions, le kilogramme a récemment frôlé les 5 000 millimes, alimentant les interrogations sur les causes de cette hausse spectaculaire.

Intervenant ce vendredi sur les ondes de Jawhara FM, le président du syndicat des agriculteurs, Midani Dhawi, a apporté des éléments d’explication, évoquant un phénomène conjoncturel lié à la période de transition entre deux cycles de production. Selon lui, cette phase, communément appelée « croisement des saisons », se traduit par une offre limitée sur le marché.

Le responsable syndical précise que l’approvisionnement actuel repose essentiellement sur les cultures précoces, dites primeurs, dont les coûts de production sont nettement plus élevés que ceux de la tomate de saison. Cette configuration contribue mécaniquement à la hausse des prix observée ces dernières semaines.

Midani Dhawi se veut toutefois rassurant. Il affirme que la situation devrait progressivement s’améliorer avec l’arrivée imminente de la production saisonnière, susceptible de rééquilibrer l’offre et de faire baisser les prix. Il souligne, dans ce contexte, l’existence d’un stock stratégique important de tomates destinées à la transformation, estimé à plus de 65 000 tonnes.

Réduire les coûts plutôt que plafonner les prix

Au-delà de cette hausse conjoncturelle, le président du syndicat des agriculteurs insiste sur la nécessité d’apporter des réponses structurelles. Il estime que la solution ne réside pas dans le plafonnement des prix à la consommation, mais plutôt dans la réduction des coûts de production.

Les agriculteurs, explique-t-il, font face à une augmentation continue des prix des semences et des intrants agricoles, ce qui pèse lourdement sur leur rentabilité. Dans ce contexte, toute mesure visant à contenir les prix sans agir sur les coûts risque, selon lui, de fragiliser davantage le secteur.

Alors que le pouvoir d’achat reste sous pression, l’évolution des prix des produits de base, à l’instar de la tomate, demeure un indicateur sensible pour les ménages tunisiens, en attente de signes concrets d’accalmie sur les marchés.

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Auteur

R. I

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