crédit photo : © Mokhtar HMIMA
A l’occasion de sa première sortie officielle devant les médias tunisiens, Sabri Lamouchi s’est confié : être sélectionneur de l’équipe de Tunisie est son plus beau défi en tant qu’entraîneur, voire en tant qu’homme.
La Presse — Pour sa première sortie médiatique en tant que sélectionneur, Sabri Lamouchi a tenu mettre les choses au clair, notamment en ce qui concerne sa convocation en 1993 en équipe nationale, mais aussi à propos de ses déclarations quand il était sélectionneur de la Côte d’Ivoire :“Je prendrai le temps de répondre avec sincérité. L’homme qui est devant vous est fier de représenter la Tunisie, le pays de mes parents, mon pays”, et de poursuivre : “C’est assez amusant, c’était il y a 33 ans. Je répondrai à toutes vos questions”, a-t- il dit en préambule avant d’apporter sa vérité à lui : “Il faut remettre les choses dans leur contexte. En 1993, j’étais joueur de deuxième division. On a dit que la fédération était venue me chercher. Ce n’est pas vrai. Mon cousin, qui travaillait dans les médias, m’a recommandé auprès de la fédération. Je suis venu. A ce moment-là, vous connaissez le sélectionneur de l’époque. L’accueil a été ce qu’il a été. Je n’ai pas joué. Le sélectionneur qui a beaucoup parlé depuis et pour qui j’ai énormément de respect, je n’ai pas le souvenir d’avoir eu une réunion avec lui. Je n’ai pas eu de réunion avec le sélectionneur de ce qu’allait être la suite et de mon avenir en équipe nationale”, a confié Sabri Lamouchi avant de poursuivre : “L’équipe de France, le pays où je suis né, est venu me chercher après pour la Coupe d’Europe 1996.”
Un rêve qui se concrétise à 54 ans
Et Sabri Lamouchi d’exprimer sa joie, voire sa grande fierté d’être à la tête de l’équipe de Tunisie : “Entraîner l’équipe de Tunisie est le plus grand challenge de ma carrière, voire en tant qu’homme. C’est le plus beau défi que je me lance à 54 ans.”
Et le nouveau sélectionneur national de s’exprimer sur le programme de préparation en prévision de la Coupe du monde : “Vu que le temps presse, la fédération a établi un programme de préparation avec quatre matchs à la clef. J’ai validé. Nous allons jouer contre des équipes très compétitives. Mon message à mes joueurs sera le suivant : ce ne sont pas les matchs amicaux qui importent le plus, mais les trois rencontres de la Coupe du monde. Et nous ferons de notre mieux pour jouer un quatrième match au Mondial.”
Le nouveau sélectionneur s’est refusé de donner son avis sur le travail de son prédécesseur : “Je ne peux pas parler du travail de mon prédécesseur pour qui j’ai un profond respect. Il s’est passé ce qui s’est passé à la CAN et à la Coupe arabe. Je tiens à dire que le mérite de qualifier l’équipe de Tunisie à la Coupe du monde revient à Sami Trabelsi. Puis, quand on se qualifie régulièrement à la Coupe du monde, le football tunisien ne peut pas être en crise. Nous allons travailler pour donner une identité à notre sélection et comme je l’ai dit, essayer de partir le plus tard possible du Mondial.”
Le nouveau sélectionneur national a assuré avoir visionné des matchs de championnat à la télévision : “J’ai préféré regarder des matchs à la télévision pour que ma présence ne soit pas perturbante. J’avoue que j’ai trouvé certains matchs ennuyeux.”
Interrogé sur ses rapports avec Youssef Msakni du temps qu’il était à Duhail : “Youssef Msakni était en fin de cycle à Duhail. Le club a pris une option et je l’ai validée. C’est un joueur talentueux capable de débloquer la situation sur une action.”
En ce qui concerne Rani Khedira, le sélectionneur national a indiqué : “En ce qui concerne son refus de rejoindre la sélection en 2018 et en 2022, c’est à lui de poser la question. Tout ce que je peux vous dire, c’est que je convoquerai les joueurs qui ont du potentiel et pouvant apporter une plus-value. Cela dit, je ne vais pas supplier des binationaux de venir”.