L’Iran a accusé l’armée américaine de cloner ses drones Shahed et de les utiliser pour mener des attaques dans des pays voisins, dans le but d’imputer ces frappes à Téhéran et de créer des tensions régionales. Le porte-parole officiel du Quartier général Khatem al-Anbia a affirmé que ces opérations visaient à diffuser de fausses accusations contre la République islamique et à semer la discorde avec les pays voisins.
Selon le porte-parole, l’Iran revendique officiellement toute frappe qu’elle effectue et ne cible que les intérêts américains et sionistes dans la région. Il a dénoncé la stratégie américaine, consistant à reproduire le drone iranien Shahed 136, renommé “Lucas”, pour frapper des sites dans la région après ce que l’Iran qualifie d’échecs militaires et politiques de Washington.
Le responsable militaire a précisé que l’objectif de ces frappes est de déstabiliser la région et de ternir l’image des mesures défensives légitimes de l’Iran. Les récentes attaques dans des pays voisins, considérées par Téhéran comme des tentatives infructueuses d’attribuer ces opérations à l’armée iranienne, illustrent selon lui cette stratégie de manipulation.
L’armée américaine avait annoncé, il y a environ neuf mois, avoir cloné le drone iranien Shahed pour développer le drone Lucas, capable de frappes suicides unidirectionnelles et utilisant les mêmes technologies que celles déployées par l’Iran et la Russie lors du conflit en Ukraine. Moins de huit mois après sa présentation, ce drone a été utilisé pour la première fois le 3 mars dans le cadre de l’opération “Colère épique”, menée en coordination avec l’entité occupante contre l’Iran.
Ces accusations interviennent dans un contexte de tensions croissantes dans la région, où la question des drones et des frappes attribuées à tort alimente les rivalités et les inquiétudes diplomatiques.
La Presse avec Al Jazeera



