Depuis le démarrage de la saison hydrologique le 1er septembre dernier, les précipitations enregistrées ont eu un impact positif sur les grandes cultures et les réserves des barrages. Au 28 décembre 2025, les cumuls de pluie atteignaient 185 mm dans le Nord-Ouest et 180 mm dans le Nord-Est, soit respectivement 90 % et 80 % des moyennes saisonnières. Si ces pluies n’ont pas encore généré le ruissellement massif espéré pour remplir les réservoirs, l’amélioration est notable : le taux de remplissage des barrages s’élevait à plus de 30 % à décembre 2025, contre seulement 19,5 % à début décembre 2024.
Toutefois, la prudence reste de mise, note l’expert en agriculture Aniss Ben Rayana, qui estime que si la situation s’est améliorée, elle demeure encore « sensible » et dépendra de la persistance des précipitations durant les mois à venir.
Toutefois, l’optimisme reste de rigueur, notamment pour les grandes cultures. À ce jour, plus de 950 000 hectares ont été emblavés sur l’ensemble du territoire. Cette campagne se distingue par un effort sans précédent sur la qualité, à savoir le recours aux semences certifiées qui a franchi le cap historique des 500 000 quintaux, soit le double de la saison précédente, ce qui devra permettre d’améliorer notablement le rendement de la récolte céréalière cette année.
« L’année dernière, nous avons produit 19,8 millions de quintaux de céréales. Si la pluie est au rendez-vous en mars et avril, nous pouvons espérer une récolte exceptionnelle cette année », a relevé Aniss Ben Rayana.
L’expert en agriculture a, enfin, annoncé que l’année 2025 a été celle de tous les records, trois plus précisément, à savoir celui de l’utilisation de très grandes quantités de semences certifiées, de l’oléiculture avec une production de 500 mille tonnes d’huile d’olive pour la saison 2025/2026 et celui des dattes avec une production qui a dépassé les 400 mille tonnes en 2025.