L’Italie a ordonné une suspension temporaire de toutes les activités liées aux demandes et à la délivrance des visas Schengen dans le monde entier, une mesure qui concerne également les demandeurs en Tunisie. Cette interruption, prévue du 12 au 18 février 2026, est due à une mise à jour majeure de son système d’information des visas (VIS‑IT), qui nécessite une mise hors service complète de la plateforme pendant plusieurs jours.
Selon les avis diffusés par des ambassades italiennes à travers le monde, les consulats et leurs partenaires extérieurs ne recevront aucune nouvelle demande, ne collecteront plus de données biométriques et ne délivreront aucun visa pendant cette période. Cette suspension affecte directement l’activité des services de visas à Tunis, où l’ambassade et son prestataire Almaviva ont confirmé l’arrêt des opérations à partir du 18h00 le 12 février jusqu’à minuit le 18 février 2026.
L’interruption intervient dans le cadre d’un intervention technique urgente et programmée sur le VIS‑IT, considéré comme le cœur numérique du traitement des demandes de visa italien et Schengen. Ce système centralise les informations biométriques et personnelles des demandeurs et permet aux missions diplomatiques italiennes de gérer les visas de court et long séjour.
Une pause nécessaire mais disruptive
La suspension des services consulaires italiens pour cause de maintenance technique du système VIS-IT est bien une mesure mondiale, et non limitée à une seule région ou à quelques représentations. Plusieurs missions diplomatiques italiennes ont publié des avis confirmant que pendant la période définie pour la mise à jour du système, aucune demande de visa ne peut être reçue ni traitée, ni aucun rendez-vous tenu, dans leurs bureaux et centres partenaires. Ceci a été signalé notamment par des consulats à Manille (Philippines), Kuala Lumpur (Malaisie) et d’autres missions à travers le monde.
Ainsi, durant cette fenêtre, aucune demande ne peut être traitée dans les représentations italiennes consultées dans plusieurs régions, allant de New York à Manille, Johannesburg et Ulaanbaatar, confirmant que la suspension est bel et bien mondiale et non limitée à certaines zones.
Les autorités consulaires ont aussi souligné que les rendez‑vous déjà pris pourraient être reprogrammés juste avant ou juste après la période de maintenance afin de limiter les perturbations, mais elles ont conseillé aux voyageurs de soumettre leurs dossiers avant l’arrêt pour éviter des retards.
Cette décision coïncide avec une forte demande de visas Schengen pour l’Italie, en particulier en vue des périodes de printemps et d’été, ce qui pourrait entraîner un arrière‑plan de demandes non traitées à la réouverture des services après le 18 février. Certains experts suggèrent également que le traitement des fichiers retardés pourrait prendre plusieurs jours supplémentaires en raison de l’accumulation des dossiers durant la pause.
Ce que cela signifie pour les voyageurs tunisiens
Pour les demandeurs en Tunisie, cette suspension représente un obstacle administratif temporaire. Ceux qui avaient prévu de déposer leurs demandes pendant cette période devront soit avancer leurs démarches, soit patienter jusqu’à la reprise des services. Les voyageurs dont les projets de voyage sont proches de ces dates sont invités à anticiper leurs démarches de visa avant la suspension ou à prévoir une marge de temps suffisante pour compenser les retards possibles après la reprise du système.
Les responsables consulaires recommandent également de vérifier régulièrement les communications officielles des ambassades et des centres de demande de visa, car toute évolution ou ajustement du calendrier pourrait être annoncé en fonction de l’avancement des travaux techniques.