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Glissements de terrain à Sidi Bou Saïd : l’alerte maximale est lancée

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  • 23 janvier 11:32
  • 3 min de lecture
Glissements de terrain à Sidi Bou Saïd : l’alerte maximale est lancée
Image : capture d’écran

La colline de Sidi Bou Saïd, site emblématique surplombant la Méditerranée, est aujourd’hui exposée à un risque majeur de glissement de terrain. Experts et associations tirent la sonnette d’alarme, appelant à une intervention urgente pour protéger les habitants et le patrimoine de la région.

Selon le professeur en géomorphologie à l’Université de Tunis, Wadia Al‏-Aroui, les facteurs responsables du glissement de terrain sont principalement géologiques. La colline est composée de roches variées, argileuses et sableuses, riches en failles et cassures. Lorsque l’eau s’infiltre dans ces roches, elles deviennent lourdes et glissent, provoquant un glissement.

“Tous les facteurs sont réunis pour rendre le flanc de Sidi Bou Saïd extrêmement vulnérable”, avertit Al‏-Aroui, précisant que le flanc est et le sud-ouest de la colline constituent la “frontière de glissement”. Il explique que la densité des habitations et le creusement des fondations accentuent la fragilité du sol et augmentent le risque de catastrophe.

Lors de son passage ce vendredi 23 janvier 2026 sur Jawhara FM, Al‏-Aroui a en outre présenté des solutions concrètes dont : identifier les zones les plus à risque pour une intervention immédiate, empêcher les infiltrations d’eau, qu’elles proviennent des eaux usées domestiques, des piscines ou des eaux pluviales, et orienter les eaux de pluie vers des points spécifiques pour réduire la saturation du sol.

De son côté, Sadok Jerbi, président de l’association Vigilance et Citoyenneté à Sidi Bou Saïd, a lancé un appel urgent au président de la République, Kais Saïed, pour sauver la colline et ses habitants. Il souligne que la situation est critique, surtout pour les familles vivant sur les bords de la colline, menacées par un glissement de terrain.

Jerbi rappelle aussi que les risques de glissements ne sont pas nouveaux et ne résultent pas des récentes inondations, mais remontent à plusieurs années. Il ajoute que l’association avait déjà alerté sur cette problématique, sans que des mesures concrètes aient été prises.

Par ailleurs, le palais de Najma Al Zahra a été fermé l’an dernier après avoir été touché par un glissement. Selon Jerbi, les interventions ont été “rudimentaires”, avec seulement des chaînes placées sur les zones dangereuses, sans solution durable. Il appelle aujourd’hui à une intervention rapide avant qu’une catastrophe ne survienne.

Ceci pour dire que la combinaison des facteurs géologiques, de la densité urbaine et des infiltrations d’eau, couplée à l’absence de mesures efficaces depuis des années, rend Sidi Bou Saïd extrêmement vulnérable aux glissements de terrain. Les experts et associations appellent à une mobilisation immédiate des autorités pour protéger les habitants et préserver ce site historique.

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Auteur

La Presse

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