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Investissements étrangers : une contribution à hauteur de 4% au PIB en 2025

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  • 22 mars 15:20
  • 3 min de lecture
Investissements étrangers : une contribution à hauteur de 4% au PIB en 2025

Le directeur général de l’Agence de Promotion de l’Investissement Extérieur (FIPA), Jalel Tebib, a révélé que la contribution de l’investissement étranger au Produit Intérieur Brut (PIB) de la Tunisie se situera entre 3 % et 4 % au cours de l’année 2025.

Cette performance s’inscrit dans un contexte de relance économique où le taux de croissance devrait atteindre 2,5 %, contre 1,4 % enregistré en 2024.

Lors d’un entretien accordé au studio de l’agence Tunis Afrique Presse (TAP), Tebib a précisé que l’investissement étranger constitue un levier essentiel pour la création d’emplois.

En 2025, il a contribué à générer plus de 14 000 postes à haute valeur ajoutée. Il a également souligné que ce type d’investissement représente une source vitale pour la mobilisation de devises étrangères.

Le responsable a indiqué qu’environ 75 % des entreprises étrangères implantées en Tunisie, dont le nombre s’élève à près de 4 000, sont des sociétés totalement exportatrices.

Cette caractéristique renforce les réserves de change du pays et soutient les grands équilibres économiques.

Tebib a souligné que l’impact de l’investissement étranger ne se limite pas à l’apport de capitaux. Il s’étend au transfert de technologie et au développement des compétences, favorisant ainsi une croissance qualitative, notamment pour les cadres nationaux tels que les ingénieurs et les techniciens qui bénéficient d’opportunités de travail dans un environnement propice à l’innovation.

À cet égard, il a expliqué que de nombreuses entreprises étrangères ont établi des centres de recherche et développement en Tunisie, témoignant du haut niveau de créativité dans le pays. Il a cité l’exemple d’une multinationale américaine ayant annoncé des projets d’extension visant à créer environ 500 emplois, dont 200 postes dédiés aux ingénieurs tunisiens.

Digitalisation et amélioration du climat des affaires

Le directeur général a ajouté que la Tunisie déploie des efforts considérables pour améliorer le climat de l’investissement en simplifiant les procédures administratives.

Cela passe par la suppression de nombreuses autorisations au profit de cahiers des charges, ainsi que par la révision de la loi sur l’investissement.

Il a annoncé une orientation vers la numérisation complète du parcours de l’investisseur via le lancement d’un portail national permettant de suivre électroniquement toutes les étapes du projet, de la création à l’accompagnement.

Les enjeux de l’infrastructure

Dans le même contexte, Jalel Tebib a insisté sur le fait que la position géographique stratégique de la Tunisie au cœur de la Méditerranée constitue un avantage concurrentiel majeur. Toutefois, pour en tirer un profit maximal, des politiques d’investissement plus efficaces et un développement des infrastructures sont nécessaires.

Il a affirmé que le projet du port en eaux profondes demeure une priorité absolue en raison de son rôle attendu dans le renforcement des capacités logistiques et l’attraction d’investisseurs stratégiques.

C’est particulièrement vrai pour le secteur de l’industrie automobile, qui nécessite une infrastructure portuaire solide garantissant rapidité et efficacité lors de l’exportation vers les marchés mondiaux.

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Auteur

La Presse

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