Durant le mois du jeûne, les horaires de sommeil sont souvent bouleversés. Certains, veillent la jusqu’à des heures très tardives et ne dorment que quelques heures après le repas du S’hour ! Ceci affecte l’horloge biologique qui s’en retrouve totalement chamboulé.
Pourtant les carences en sommeil peuvent s’avérer vraiment dangereuses sur la santé. Pour de nombreux tunisiens, la journée ne commence vraiment que trente minutes après l’Iftar.
Certains vont aux mosquées, lisent du coran, font les prières de tarawih, d’autres se goinfrent de sucreries devant la télé, et d’autres encore vont au théâtre ou font des veillées, ils restent très tard dehors au café, à des soirées organisées ou dans la nature d’autant plus que ces jours-ci la météo offre une accalmie…
Mais indépendamment du programme nocturne, la majorité des Tunisiens, contraints par le temps, écourtent leurs heures de sommeil.
La majorité des jeûneurs ou bien ne s’adonnent au sommeil qu’à l’aurore ou bien ont un sommeil discontinu ! Mais si les uns peuvent se permettre une grasse matinée, ceux qui travaillent se contentent de 3 à 4 heures de sommeil nocturnes pour se réveiller à nouveau et aller travailler.
Une bonne qualité de sommeil est essentielle
Les spécialistes disent que le manque de sommeil est néfaste sur la santé. « Certes, le temps d’abstinence et de jeûne semble plus long et les gens préfèrent donc rester éveillés pour profiter au maximum de la nuit où ils peuvent boire et manger. Mais ceci ne doit jamais se faire aux dépens de la qualité du sommeil et du temps qu’on lui accorde », expliquent-ils.
Et de préciser que si l’organisme n’a pas eu le temps de sommeil requis, l’horloge biologique bouleversée risque d’entrainer dégâts physique et psychique.
Nonobstant, rétorquent-ils, « il est difficile aux jeûneurs qui travaillent d’assurer le capital sommeil dont il a besoin ! En parallèle, il est impossible de se contenter des heures de sommeil nocturne ! Mais il est important que même si on veille un peu la nuit, on doit absolument faire en sorte de récupérer le manque de sommeil nocturne avec deux bonnes nuits de sommeil consécutives, ou au moins, une bonne sieste.
On peut, l’espace d’un mois, dormir un peu moins que d’habitude, mais le corps ne pourra sûrement pas résister si on dort moins de six heures par jour durant plusieurs jours d’affilée.
Il ne faut jamais accumuler les dettes de sommeil. Sinon, les sujets seront vraiment très fatigués et ceci se retentira sur la santé physique et mentale ».
Marche et boissons diurétiques
« Juste après l’Iftar, même si l’on a terriblement envie de dormir, on ne doit absolument pas le faire ! Il est tout autant déconseillé de continuer à boire thé et café après 21 heures car ce sont des excitants qui empêchent de dormir outre le fait qu’il s’agit de boissons diurétiques.
Elles peuvent donc pousser le sujet à se réveiller en pleine nuit suite à un besoin pressant d’aller uriner et cela risque même de se reproduire plusieurs fois durant la nuit ce qui donner un sommeil décousu et de mauvaise qualité », notent-ils.
« L’adage dit déjeune et dort, dine et sort, mais les spécialistes s’accordent à changer ce dicton par une nouvelle sagesse : ‘’déjeune et sort marcher, dine et sort marcher’’.
Il n’y a pas mieux qu’une bonne marche après les repas, surtout durant Ramadan où on mange déjà gras, salé et sucré ! Et une fois de retour, on se sentira relaxés et on pourra dormir », concluent-ils.