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Editorial

Planification et anticipation

  • 11 novembre 17:00
  • 3 min de lecture
Planification et anticipation

2026 serait, sans aucun doute, une année qui fait référence, pour ne pas dire charnière. A son terme, on aura une idée précise sur le niveau d’avancement des différents programmes de redressement socioéconomique engagés et la fiabilité des approches et des outils de réalisation mis en place. L’enjeu est donc tellement important pour pouvoir se permettre un quelconque relâchement ou un éventuel laisser-aller. L’heure est plutôt à l’engagement et à la concrétisation.

Ce tournant, qualifié de décisif et d’historique par la Cheffe du gouvernement lors du démarrage du marathon budgétaire, inclut la mobilisation de tous les acteurs pour la concrétisation des objectifs déjà fixés. De plus, c’est une bataille nationale, comme le rappelle à chaque fois le Président de la République, qui renie l’indifférence et l’oisiveté et prône le dévouement et la responsabilisation. 

Cela suppose, de toute évidence, une approche participative qui chercherait, selon une vision prospective, à bien conduire, même progressivement, les choix stratégiques nationaux. D’ailleurs, le fait de reposer, en quelque sorte, le programme budgétaire du prochain exercice sur le projet de développement 2026-2030, donne plus de consistance à cette nouvelle orientation stratégique. Car cela témoigne d’une vision prospective qui mise sur la planification et l’anticipation plutôt que sur l’improvisation.

De ce fait, les  orientations prévues devraient chercher, logiquement, à asseoir les bases d’un développement socioéconomique juste, intégré, humain et durable. Un objectif ambitieux qui repose, lui-même, sur un ensemble de dispositions incontournables. Il s’agit surtout de la promotion de l’investissement, qui est encore loin de son rythme habituel, la garantie d’un développement régional soutenu et équilibré, à travers l’élargissement de la décentralisation aussi bien financière qu’administrative, la promotion de l’emploi, toujours un souci prioritaire, et l’amélioration du niveau de compétitivité de notre appareil productif, grâce, notamment, à une meilleure restructuration de nos secteurs stratégiques.

Il s’agit aussi de l’amélioration de l’environnement des affaires, à travers, entre autres, le maintien des opérations de purge administrative, de lutte contre la corruption et la spéculation, la consolidation de l’infrastructure de base, notamment industrielle, et, bien entendu, l’accélération des différents programmes de transition énergétique, de digitalisation et de verdissement de l’économie. Le tout dans l’optique d’une croissance globale, restructurée et, plus important encore, résiliente et capable de s’adapter aux chocs, de se rétablir en cas de crise et de se maintenir, pour longtemps, sur une trajectoire positive.

Autant donc de projections importantes qui supposent, toutefois, des outils de performance bien particuliers. Et c’est certainement dans notre capital humain qu’il faut d’abord puiser, car ces enjeux nécessitent de la compétence et de la qualification. De ce fait, l’approfondissement de la réforme du système éducatif, l’amélioration de son niveau  technologique et la modernisation de la formation professionnelle et son adaptation aux nouvelles tendances sont, pour ainsi dire, indispensables.

Auteur

Anis SOUADI