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Pertes estimées à plus d’un milliard de dinars dans 11 entreprises publiques en Tunisie

  • 11 janvier 16:41
  • 2 min de lecture
Pertes estimées à plus d’un milliard de dinars dans 11 entreprises publiques en Tunisie

Les travaux de contrôle menés par la Cour des comptes ont mis en lumière d’importantes irrégularités au sein de plusieurs entreprises publiques, révélant des pertes financières estimées à près de 1 070 millions de dinars, enregistrées par seulement 11 structures publiques.

Face à cette situation, le conseiller fiscal Slim Mannai a appelé à une révision urgente de la masse salariale, à l’instauration de nouveaux mécanismes de contrôle et à une meilleure adéquation entre les ressources humaines et les capacités financières réelles de ces entreprises.

Dans une déclaration accordée ce dimanche 11 janvier 2026 à la Radio nationale, Slim Mannai a souligné que la masse salariale des entreprises ayant enregistré des dysfonctionnements ne correspond ni à leurs capacités financières ni à leurs niveaux de revenus. Il a en outre pointé du doigt les recrutements anarchiques opérés durant certaines périodes, estimant qu’ils ne tiennent pas compte de l’évolution du marché mondial, notamment durant les années marquées par la pandémie de Covid-19.

De son côté, l’universitaire Ridha Chkandali a appelé l’État tunisien à améliorer la qualité des services publics à travers une révision des cadres juridiques et un changement profond du mode de gouvernance des entreprises publiques.

Selon lui, il est impératif de revoir en particulier la législation relative aux marchés publics, qu’il considère comme le maillon le plus fragile dans la gestion des entreprises et établissements publics.

Ridha Chkandali a aussi estimé que la gestion actuelle de ces structures ne repose pas sur les principes d’une gouvernance saine, notant qu’elles enregistrent des pertes importantes tout en accordant des avantages significatifs à leurs employés, alors que des entreprises privées opérant dans les mêmes secteurs réalisent des bénéfices substantiels.

Dans ce même cadre, l’universitaire a tenu l’État pour partiellement responsable de ces contre-performances, en raison du non-respect de ses engagements financiers envers plusieurs entreprises publiques.

Auteur

La Presse

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