Lors d’un événement organisé par la Chambre de commerce et d’industrie tuniso-française, son président Khelil Chaïbi a défendu l’idée que la cybersécurité doit être inscrite au cœur des stratégies d’entreprise et non traitée comme une fonction technique secondaire. Face à des menaces globales, il a plaidé pour une mobilisation coordonnée de l’ensemble des acteurs économiques.
La Chambre de commerce et d’industrie tuniso-française (CCITF) a organisé une rencontre professionnelle intitulée « Cybersécurité et résilience des entreprises : Regards croisés par secteur ». À cette occasion, son président Khelil Chaïbi a exposé sa lecture des enjeux numériques actuels et les réponses qu’il juge nécessaires.
Dans un contexte de transformation numérique accélérée, Khelil Chaïbi a posé un constat d’entrée : la cybersécurité ne peut plus être traitée comme une expertise périphérique. Elle doit, selon lui, être intégrée dès la conception aux processus opérationnels, aux choix d’architecture et aux décisions stratégiques des organisations. Cette approche constitue, a-t-il estimé, la condition d’une relation de confiance durable avec les partenaires et les clients.
Le secteur industriel est particulièrement concerné. Les systèmes de production, désormais connectés, sont directement exposés aux cybermenaces, et les conséquences d’une faille peuvent affecter concrètement la continuité des activités. Le secteur bancaire fait face à des impératifs comparables : la numérisation croissante des opérations renforce les exigences en matière de sécurité des transactions, de protection des données et de résistance aux incidents technologiques.
Face à l’ampleur des menaces, le président de la CCITF a souligné qu’aucune organisation ne peut y faire face isolément. Une réponse purement technique, aussi élaborée soit-elle, reste insuffisante sans une logique de partage et de coordination. Il a appelé l’ensemble de l’écosystème économique à mutualiser les expériences et à conjuguer les efforts pour construire une résilience collective effective.
Khelil Chaïbi a relevé la capacité des entreprises présentes à évoluer dans un environnement exigeant, soulignant que cette aptitude collective justifie pleinement la tenue de telles rencontres.



