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Hand – l’équipe de Tunisie dominée en finale PAr l’Egypte : Une équipe ne s’improvise pas…

  • 2 février 17:15
  • 4 min de lecture
Hand – l’équipe de Tunisie dominée en finale PAr l’Egypte : Une équipe ne s’improvise pas…

On a accusé des années de retard sur une Egypte qui a énormément progressé et atteint des sommets.

La Presse — Sans vouloir enfoncer cette courageuse équipe de Tunisie qui a été appliquée et volontaire, il faudrait reconnaître qu’elle s’est retrouvée face à un adversaire complet et en rouleau compreseur.

Cela nous rappelle la grande équipe de Tunisie qui balayait tout sur son passage.Le handball tunisien a eu, en effet, des joueurs qui ont marqué l’histoire par leurs performances en équipe nationale (plusieurs titres africains et en Europe.

Des légendes comme Heykel Megannem (il a brillé en France et a été élu meilleur joueur du championnat de France en 2005-2006.), Issam Tej (Avec 316 sélections, il est l’un des joueurs les plus capés et a marqué l’histoire par sa combativité et ses nombreux titres avec Montpellier), Wissem Hmam (figure marquante de l’équipe de Tunisie et de Montpellier, il est le meilleur buteur et meilleur arrière gauche du Mondial 2005, où il a terminé 5e meilleur joueur mondial) etc.

Au temps  de ces éléments d’élite qui évoluaient à un niveau supérieur et qui entraînaient leurs camarades dans leur sillage, les choses se passaient autrement.

Tout simplement, depuis quelques années, les Egyptiens, qui ont placé leurs éléments dans les meilleures équipes surtout françaises, récoltent les fruits de ce placement.

Un travail de fond favorisé par des responsables à tous les niveaux, qui ont commencé par mettre en place une infrastructure de qualité, recruté de véritables athlètes, multiplié les tournois « indoor » et participé à des compétitions internationales partout, de quoi mettre sous tension tout un pays. Ils savaient, qu’étant devenus l’adversaire à battre, il fallait soutenir le rythme.

Nous avons fait le contraire, tout en reconnaissant que durant près de dix ans, notre pays était en perdition et que chacun en faisait à sa tête. L’équipe de handball, qui passait pour la plus représentative sur le plan international, a perdu pied.

La fédération s’est laissé distraire par des luttes intestines, la tutelle, quant à elle,  ne pouvait faire… le travail à la place des fédérations dont la majorité a été dissoute.

En plus de ce concours de circonstances que nous payons dans tous les sports, d’ailleurs, les joueurs les plus en vue ont choisi des équipes de valeur moyenne pour pratiquer un sport exigeant et qui progresse sans cesse.

A voir à quel point certains d’entre eux sont « enveloppés » et les comparer aux longilignes et puissants athlètes que sont les joueurs Égyptiens, il n’y a pas photo.

La finale est déjà un exploit

Arriver en finale, tel que précédemment dit, est déjà un exploit. Nous avons eu si peur au lendemain des deux premiers matchs joués dans le cadre de cette 37e édition.

Et n’eût été l’énergique prise en main qui a permis de remettre de l’ordre face au Cap Vert, nous aurions pu caler et tout perdre.

Face à cette équipe égyptienne, qui a d’ailleurs rejoint la Tunisie au palmarès africain, le sept national a essayé de bien faire. Il a tenu la dragée haute à ses adversaires durant un bon bout de temps.

Et comme on ne pourra jamais s’improviser faiseur de miracles, l’écart, tant au point de vue score que niveau, a en fin de compte parlé. Pleurer sous les décombres ne sert à rien.

On a tout dit, des problèmes qui ont relégué le handball tunisien à un convive que l’on est dans l’obligation d’inviter et qui se contente de meubler un programme. C’est à ceux qui dirigent, ou qui veulent diriger ce sport, de faire la part des choses.

Nous avons perdu non pas seulement notre suprématie, mais aussi notre prestige parce que nous l’avons voulu.

Dans quelques années, nous risquons de nous contenter de jouer pour la «Coupe du Président» de l’IHF.

Auteur

Kamel GHATTAS

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