Entre espoir et frustration : L’USM à la poursuite du temps perdu…
À Monastir, la saison usémiste se vit actuellement comme un fil tendu entre espoir et frustration. Et en dépit du dernier succès enregistre face à l’ASM, c’est l’inconstance globale qui revient dans les discussions du côté du Ribat.
La Presse — Un grand coup de frappé face au tenant espérantiste, puis une défaite à Béja et enfin un nouveau succès au Mustapha Ben Jannet face aux banlieusards du nord, des scénarios divers avec des hauts et des bas.
Les points lâchés par le 5e de rang de L1 et la pression qui monte chez les fans après avoir cédé les « bijoux de famille », Mahmoud Ghorbal, Aymen Harzi et Moez Haj Ali, rappellent à l’exécutif tout autant qu’aux joueurs que le maillot des Bleus se défend par des actes, pas des promesses.
A Monastir, depuis quelques années, après le retour de l’USM à des standards qui cadrent avec son prestige et son ambition, l’enthousiasme autour du club a forcément redoublé, d’autant plus qu’au Ribat, le football n’est jamais tiède.
Il est brûlant ou glacial, euphorique ou douloureux. Ce faisant, avec la tournure prise actuellement en cette période de mercato hivernal, pour certains, la saison est risquée.
En clair, si le moindre faux-pas peut faire basculer d’un côté ou de l’autre les scéptiques tout comme les optimistes, au fond, ce que tout le monde attend, c’est un signe, un match-référence, une belle série, bref, la montée en gamme et en grade au classement.
Ça tombe bien, cela dit, diront certains. Les Bleus se produiront ce week-end à l’Olimpico pour y affronter l’Etoile Sportive du Sahel, un cador aux antipodes de son niveau d’antan, mais qui compte sur ce derby du Sahel pour se refaire une santé.
Agir avec intention
A Sousse donc, après la dernière « saignée en règle » de l’effectif avec le départ de trois joueurs quasi-indispensables, le onze à Tarek Jarraya n’a pas le droit de se rater car seule une victoire remettrait tout le monde dans le même sens et redonnerait une direction claire à ce parcours trop souvent sinueux jusque-là.
Victoire impérative aussi parce qu’une saison ne se résume pas à des statistiques ou à des colonnes de chiffres seulement, mais elle se construit aussi sur des moments fondateurs, quels que soient les noms de ceux qui écrivent l’histoire usémiste.
Aujourd’hui, Fakhreddine Ben Youssef et ses équipiers sont dans l’obligation de proposer à nouveau un match qui serve de repère.
Tout comme face à l’EST il y a quelque temps, les coéquipiers de Youssef Abdelli doivent se galvaniser face à l’ESS et sortir le grand jeu car, en football, il y a des matchs qui forgent une identité; une partie ou un groupe de joueurs décide, collectivement, de ne plus subir les événements mais de les provoquer. Et puis, le cas échéant, par la suite, il y a encore mieux, une série par exemple…