gradient blue
gradient blue
A la une Société

Choquant: 8 enfants sur 10 subissent des violences au sein de la famille !

Avatar photo
  • 10 février 14:01
  • 3 min de lecture
Choquant: 8 enfants sur 10 subissent des violences au sein de la famille !

Mohamed Jouili, professeur de sociologie à l’Université tunisienne, a alerté sur la recrudescence de la violence en milieu scolaire.

Intervenant ce matin du mardi 10 février 2026 sur les ondes d’Express Fm, le sociologue a estimé que l’école tunisienne ne remplit plus sa fonction traditionnelle. Celle liée à la construction de la personnalité et à l’ancrage des valeurs.

Il a même dénoncé que l’école peut parfois devenir un espace qui reproduit la violence au lieu de la contenir. Et ce, selon Jouili, revient aux profondes mutations sociales.

Ça commence à la maison
L’intervenant a dans cet ordre d’idées souligné que si la violence est inhérente à la nature humaine, les sociétés sont censées la réguler à travers l’instauration des systèmes éthiques, éducatifs et culturels. Or, rétorque-t-il, l’affaiblissement de ce cadre en Tunisie a fait que le passage d’un simple litige à acte criminel ne tient plus qu’à un fil ténu.

Il a précisé que le milieu familial joue un rôle fondamental quant à la propagation de la violence.

Il a indiqué à ce titre que des études nationales dressent un triste constat où il en ressort que 8 enfants sur 10 en Tunisie subissent diverses formes de violence (physique, morale ou symbolique) au sein même de la famille pour transporter ces traumatismes à l’école.

L’école a perdu de ses galons
Le sociologue a par ailleurs noté que la perception de l’école a, hélas, radicalement changé.
« L’école est désormais vue comme une simple institution de services axée sur l’obtention de diplômes et le remplissage cognitif, au détriment du développement de l’autonomie, du travail collectif et de l’épanouissement psychologique », a-t-il laissé entendre.

Et d’ajouter que « cette approche crée un environnement répulsif, générant frustration et désintérêt tant chez les élèves que chez les enseignants, tout en favorisant la banalisation des comportements violents via les réseaux sociaux ».

Pour ce qui est du traitement de ce phénomène, Mohamed Jouili a soutenu qu’une approche purement sécuritaire ou répressive est insuffisante.

Il préconise une réforme culturelle et éducative globale impliquant une véritable collaboration entre la famille, l’école et la société civile.

« L’objectif est de restaurer la valeur symbolique de l’école, d’en faire un espace de dialogue et de médiation des conflits, afin de reconstruire un système de valeurs partagées fondé sur le respect et l’appartenance », propose-t-il.

Lire aussi:  Le meurtrier d'un jeune poignardé lors d'une séance de « roqia charia » condamné à la peine capitale
Avatar photo
Auteur

Abir Chemli

You cannot copy content of this page