Kiosque international
IA financière
La Chine, deuxième pays le plus compétitif au monde
La Presse — La Chine se positionne comme le deuxième pays le plus compétitif au monde dans le domaine de l’intelligence artificielle (IA) appliquée à la finance, derrière les Etats-Unis et largement devant le reste de l’Asie, selon le dernier classement de l’indice mondial de compétitivité en IA publié par le think tank Deep Knowledge Group.
Avec un score de 83,41 points, la deuxième économie mondiale se classe derrière les Etats-Unis (98,84) mais devance le Royaume-Uni (78,26), selon la même source. La Chine surpasse tous les pays en matière de maturité de l’IA dans le secteur financier, obtenant un score de 90 points à la faveur d’une forte adoption dans les domaines bancaire, des assurances, de la fintech et de la gestion d’actifs.
« La Chine a été évaluée comme la plus performante parmi les économies de premier rang pour transformer sa capacité en IA en déploiement opérationnel dans les services financiers », a affirmé Dmitry Kaminskiy, associé général de Deep Knowledge Group. Le pays compte 2.065 entreprises d’IA spécialisées dans la finance et a investi 269 milliards de dollars dans des start-ups d’IA, dont beaucoup sont axées sur la fintech et la blockchain. Le secteur connaît une expansion rapide, particulièrement dans les paiements mobiles, les prêts assistés par IA et les solutions bancaires numériques.
Banque mondiale
La crise des déchets coûte 7,2 milliards de dollars par an
La région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (Mena) génère plus de déchets par habitant que la moyenne mondiale et provoque chaque année environ 7,2 milliards de dollars de dommages environnementaux, selon un nouveau rapport de la Banque mondiale intitulé « Waste Management in the Middle East and North Africa ».
La région produit plus de 155 millions de tonnes de déchets par an, un volume qui pourrait doubler d’ici 2050 si aucune action n’est engagée. Cette hausse de la production de déchets constitue une menace croissante pour la santé publique, l’environnement et le secteur du tourisme.
« Les centres urbains de la région Mena sont en première ligne face au défi des déchets », déclare Almud Weitz, directrice régionale des pratiques Infrastructures à la Banque mondiale. Et d’ajouter : « Améliorer la qualité des services de gestion des déchets est essentiel pour réduire la pollution, protéger les populations et garantir que les villes restent des moteurs de croissance et d’opportunités ».
Si les taux de collecte des déchets sont relativement élevés, avec une moyenne proche de 80 %, le recyclage et le traitement restent très en retard. Moins de 10 % des déchets sont recyclés, tandis que plus des deux tiers sont mal gérés, ce qui alimente la pollution de l’air, des sols et de l’eau, la prolifération des déchets marins et de graves risques sanitaires.
La région affiche également le taux le plus élevé de fuites de plastique par habitant vers la mer, avec la Méditerranée parmi les zones les plus polluées au monde. Une réduction de seulement 1% de la production de déchets pourrait permettre à la région d’économiser jusqu’à 150 millions de dollars par an.
Moderniser les systèmes de gestion des déchets et adopter des solutions d’économie circulaire permettraient de protéger la santé publique, de soutenir le tourisme et de bâtir des villes plus vertes. Le rapport indique également que jusqu’à 83 % des déchets collectés dans la région Mena pourraient être réutilisés, recyclés ou valorisés énergétiquement. La transition vers une économie circulaire pourrait, en outre, créer des emplois dans les services de collecte et de recyclage, transformant ainsi la crise actuelle des déchets en levier de croissance durable.
Gaspillage alimentaire mondial
Une facture de 540 milliards de dollars attendue en 2026
Selon une étude publiée par l’entreprise Avery Dennison, spécialisée dans les solutions d’étiquetage et d’emballage, le coût financier du gaspillage alimentaire devrait atteindre 540 milliards de dollars en 2026, contre 526 milliards de dollars en 2025. Le rapport, intitulé « Making the Invisible Visible : Unlocking the Hidden Value of Food Waste to Drive Growth and Profitability », s’appuie sur une enquête menée auprès d’environ 3.500 responsables de la distribution alimentaire à travers le monde, ainsi que sur une analyse économique du Centre britannique pour l’économie et la recherche commerciale.
Les estimations montrent que la viande pourrait représenter près de 20 % du gaspillage alimentaire mondial en 2026, pour une valeur de 94 milliards de dollars. Ce segment est cité comme le principal défi par 72 % des responsables des chaînes d’approvisionnement concernés. Les produits frais arriveraient en deuxième position, avec un coût estimé à 88 milliards de dollars, suivis des plats prêts à consommer (80 milliards), des produits laitiers (79 milliards) et des produits de boulangerie (67 milliards).
Pour les causes, 51 % des dirigeants interrogés pointent une mauvaise gestion des stocks et le surstockage. Par ailleurs, 56 % reconnaissent ne pas disposer d’une visibilité suffisante sur les volumes de gaspillage générés durant les phases de transport. L’étude précise que « 54 % des dirigeants indiquent que ces coûts ont augmenté au cours des trois dernières années en raison de la hausse de l’inflation alimentaire et de l’instabilité géopolitique, créant un double effet de perte.
Non seulement les distributeurs supportent des coûts d’intrants plus élevés, mais en ne s’attaquant pas au gaspillage, ils manquent également l’opportunité de transformer ces coûts en ventes potentielles ». Le gaspillage alimentaire représente, en moyenne, l’équivalent de 33 % du chiffre d’affaires total d’une entreprise. Les distributeurs sont particulièrement bien placés pour conduire une transformation du système alimentaire capable de convertir les pertes en valeur mesurable.
En généralisant la visibilité au niveau des produits et en renforçant la collaboration tout au long de la chaîne d’approvisionnement, le secteur peut réduire les coûts projetés de 3.400 milliards de dollars d’ici 2030.
ONU alerte
Le monde face à une « faillite mondiale de l’eau »
Le monde entre dans une ère de « faillite mondiale de l’eau», a averti l’ONU dans un rapport publié récemment, appelant les gouvernements à prendre des mesures pour réduire et réaffecter la demande en eau. Le rapport de l’Institut de l’eau, de l’environnement et de la santé de l’Université des Nations unies indique que l’épuisement chronique des eaux souterraines, la surallocation de l’eau, la dégradation des terres, la déforestation et la pollution, autant de facteurs aggravés par le changement climatique, poussent de nombreuses régions au-delà de leurs limites hydrologiques.
L’ONU appelle les gouvernements à passer d’une réponse aux crises à court terme à une gestion de la faillite, les incitant à prendre des mesures pour réduire et réaffecter la demande en eau, freiner la pollution et les prélèvements illégaux, et redéfinir l’agenda mondial de l’eau, dans le cadre de la Conférence des Nations unies sur l’eau de 2026. D’après le rapport, les eaux de surface et les zones humides diminuent rapidement.
Plus de la moitié des grands lacs du monde ont perdu de l’eau depuis le début des années 1990, ce qui affecte environ un quart de la population mondiale. L’épuisement des nappes phréatiques et l’affaissement des sols indiquent que les réserves cachées s’épuisent. Environ 70% des principaux aquifères mondiaux connaissent un déclin à long terme.