Le Festival de la Médina de Tunis revient pour sa 42ᵉ édition, du 21 février au 15 mars 2026, à l’occasion du mois sacré du Ramadan. Cette édition proposera 30 spectacles, principalement musicaux, avec également du théâtre, dans plusieurs lieux emblématiques de la capitale, dont le Théâtre municipal, Dar Lasram, le Centre culturel Bir Lahjar, le Club culturel Tahar Haddad et la Zaouïa Sidi Mehrez
La programmation a été dévoilée lors d’une conférence de presse tenue au Club Tahar Haddad, en présence du président de l’association organisatrice, Chedly Ben Younes, qui a souligné la vocation du festival : faire revivre les soirées culturelles de la Médina et préserver son rayonnement artistique.
Une ouverture au Théâtre municipal avec Zied Mahdi
L’ouverture, prévue le 21 février, sera marquée par le spectacle de Zied Mahdi, intitulé « Riadh al-Achiqine », au Théâtre municipal.
Les premiers rendez-vous : Tarab, Maalouf et créations contemporaines
- 22 février : Faouzi Chekili – « Taqasim » (Dar Lasram)
- 23 février : Malak Abdelmoula – « Sihr Al-Nagham »
- 24 février : spectacle du Club de Maalouf Khemaies Tarnène de Bizerte (Bir Lahjar)
- 25 février : Souhaiel Cherni – « Sirta Nova » (Club Tahar Haddad)
- 26 février : Outayl Mouaouia – « Ombres d’Atlas sur vous » (Bir Lahjar)
- 27 février : Ahmed Benjemy – « Sinouj » (Théâtre municipal)
28 février : une soirée riche en Tarab… et en jazz
La date du 28 février sera particulièrement dense avec plusieurs propositions :
Au Théâtre municipal :
Club Al Assil de musique arabe de Sfax – « Zohour Al Tarab », avec comme invitée d’honneur Maherzia Touil.
À Dar Lasram :
Amel Sdiri et ses invités – « Iqaa Al Rouh » (Le rythme de l’âme).
Toujours à Dar Lasram :
Ahmed Ajabi Jazztet – Bop Elation.
Le théâtre au programme dès le 1er mars
Les amateurs du 4ᵉ art pourront découvrir le 1er mars au Théâtre municipal la pièce :
« Kahlat Lahdhab » de Taher Issa Belarbi.
Soufisme, chœurs, tarab et soirées spirituelles
Le reste de la programmation alterne concerts de tarab, spectacles soufis et soirées de spiritualité :
- 2 mars : Abdelkarim Basti – « Oshaq Al Tarab » (Bir Lahjar)
- 3 mars : Ahmed Jelmam – spectacle soufi « Entre le Mashriq et le Maghrib » (Dar Lasram)
- 4 mars : Chœur de chants grecs de Tunis, direction Zied Ben Amor
- 5 mars : Makram Lansari – « Maqam Al Tarab » (Bir Lahjar)
- 6 mars : « Tawshihat depuis le Mashreq – Voix méditerranéennes de femmes » (Dar Lasram) / Soirée Hadhra au Théâtre municipal, en hommage à Fadhel Jaziri
- 7 mars : Eya Daghnouj – « Leilatou Ons » (Bir Lahjar)
- 8 mars : Montasser Amiri – « Naghma wa Hikaya » (Club Tahar Haddad) / Soirée spirituelle avec la Soulamia de Ben Mahmoud
Istanbul, Irak et récitals d’Oud
- 9 mars : soirée musicale d’Istanbul – « Min Younes Imroh Ila Mawalana » (Dar Lasram)
- 10 mars : Ali Hussein (Irak) – « Mélodies d’Iraq » (Bir Lahjar) / Haykel Siala – récital solo Oud « Rafiq al Darb » (Club Tahar Haddad)
- 11 mars : Sabri Aouni – « Entre l’Orient et l’Occident » (Club Tahar Haddad) / Mohamed-Ali Chebil – « Rouh wa Rayhan » (Dar Lasram)
- 12 mars : Ikbel Jemni – soirée dédiée à Najat Al Sghira (Dar Lasram)
Hommages et clôture avec Nabiha Karaouli
- 13 mars : hommage à Zied Gharsa – « Aâradh Ochq » (Théâtre municipal)
- 14 mars : Salatin Al Tarab – « Al-Qudoud al-Halabiya » (Théâtre municipal)
- 15 mars : clôture avec l’artiste Nabiha Karaouli
Informations sur le Festival
Un festival bénévole, fidèle à ses lieux historiques
Le président du festival, Chedly Ben Younes, a rappelé que le Festival de la Médina est un projet bénévole, lancé il y a 42 ans, et qu’il s’appuie volontairement sur des lieux historiques devenus familiers du public. Il a aussi évoqué les difficultés techniques de certains espaces, comme Sainte-Croix, dont l’acoustique (réverbération) ne permet pas une écoute optimale pour des spectacles musicaux.
Le Théâtre municipal, un enjeu majeur
Ben Younes a insisté sur l’importance du Théâtre municipal, dont la fermeture pour travaux était initialement prévue pendant Ramadan 2026. Grâce à des démarches entreprises par le comité, son ouverture a pu être maintenue, afin de répondre à la forte demande du public. Il a précisé que les autres espaces du festival ne dépassent généralement pas 150 à 300 places, ce qui rend le Théâtre municipal indispensable pour accueillir les spectacles majeurs.
Accessibilité des billets et dimension solidaire
Malgré le coût élevé de production, les organisateurs ont tenu à garder des prix abordables, le festival n’étant pas à but lucratif. Le soutien public ne couvrant pas l’ensemble des dépenses, l’objectif reste de préserver un équilibre financier garantissant la continuité de l’événement.
Enfin, le festival poursuit également une démarche solidaire : une partie des recettes de l’un des spectacles de cette édition sera reversée à l’Association Carthage Horizon.



