Le compte à rebours a déjà commencé et il ne reste que quelques jours pour le rendez-vous télévisuel tant attendu et qui accumule de fortes audiences.
Cette année, la nouvelle saison prévoit des nouveautés et une diversité au niveau des genres qui vont du drame au comique en passant par le social et l’historique.
La Presse — Le meilleur des télévisions tunisiennes est réservé pour le mois de Ramadan. Un mois durant lequel les familles tunisiennes se réunissent devant le petit écran pour rompre le jeûne et attendant avec fébrilité ce que leur réservent les chaînes de télévision.
Et sur ce plan la concurrence est rude. Chaque chaîne offre une série de fictions conçues spécialement pour le mois en question. Voici un aperçu d’une partie de la grille de ramadan 2026.
Cette année, les deux chaînes nationales Wataniya 1 et 2 ont abandonné les feuilletons de 30 épisodes qui ont dominé, durant des années, la scène dramatique du mois de Ramadan au profit de séries plus courtes de 10 épisodes chacune.
Un nouveau concept qui donne l’opportunité de travail à de nombreux réalisateurs, acteurs et techniciens. Un choix à première vue intéressant et dont les spectateurs jugeront de sa pertinence.
Le compte à rebours a déjà commencé et il ne reste que quelques jours pour le rendez-vous télévisuel tant attendu et qui accumule de fortes audiences. Cette année, la nouvelle saison prévoit des nouveautés et une diversité au niveau des genres qui vont du drame au comique en passant par le social et l’historique. Séries inspirées de faits réels, drames sociaux, feuilletons historiques et sitcoms, une large palette pour attirer un public exigeant.
Al Wataniya 1 propose quatre séries : « Arkan Harb » du réalisateur Rabii Takali, qui a à son actif les feuilletons El Jassous (2016), Chouereb (2018) et Jbal Lahmar (2023), er qui s’est inspiré cette fois-ci des événements marquants de Ben Guerdane pour raconter une épopée de l’histoire contemporaine de la Tunisie.
A l’affiche de cette fiction en 15 épisodes : Khaled Houissa, Mohamed Rmili, Ahmed Landoulsi, Aziz Bey, Ghanem Zrelli et Baya Zardi. Un projet qui se veut à la fois ambitieux et audacieux du fait qu’il traite de la mémoire récente de la Tunisie.
« Al Haq » (Le Droit) d’Emna Najar est un drame social en 10 épisodes qui explore l’effondrement des valeurs morales et de la frontière fragile entre le bien et le mal. Lassaâd Ben Abdallah, Wahida Dridi, Hamouda Ben Hasine, Zouheir Rais et Amel Alwane en sont les principaux protagonistes.
« Hayet » (Vie) de Kais Mejri, qui, comme Emna Najar, signe sa première expérience de série télévisée, en 10 épisodes et qui réunit dans les principaux rôles : Fathi Dhehibi, Fatma Sfar, Abdelkarim Benani et Mohamed Amine Hamzaoui. Après son premier long métrage « Barzakh », le réalisateur, installé au Canada propose une œuvre introspective à la croisée du format sériel et social.
« Al Matbaâ » (L’Imprimerie) de Mehdi Hemili, connu pour ses films : « Thala, mon amour » (2016), « Amel et les fauves (2022), et « Exile» (2025), réalise pour la première fois à la télévision une série sur l’univers de la fausse monnaie avec Younes Ferhi, Sawssen Maâlej et Abdelhamid Bouchnak et « Bab Bnet » de Zied Litayem avec Mouna Noureddine et Wajiha Jendoubi.
El Hiwar Ettounsi (chaîne privée) relance la série comique « Hadhi Akhretha » qui marque le retour derrière la caméra du patron de la chaîne Sami Fehri. Le casting comprend entre autres Bassem Hamraoui, Najla Ben Abdallah, Lobna Sediri et Seif Omrane.
Outre ce divertissement, la chaîne propose un feuilleton du genre drame social intitulé « Al Khoutifa » réalisé par Sawsen Jemni avec Kamel Touati, Rym Riahi, Nordou, Azza Slimani et Mohmed Mrad.
Nessma el Jadida parie sur la série comique « Sahbak Rajet 2 » de Kais Chekir dont le film a battu tous les records d’entrées dans les salles et qui continue à cartonner. Les têtes d’affiche : Karim Gharbi, Sofiane Dahech, Yassine Ben Gamra et la liste est longue promettent une comédie de situations à l’humour dévastateur.
Un autre feuilleton au menu « Oxydone » de Motiaâ Dridi, inspiré de faits réels et porté par Nidhal Saâdi, Mohamed Ali Ben Jomaâ et Khalil Abdouli.
Par ailleurs, d’autres titres sur la chaîne publique sont à confirmer dans les jours suivants notamment « Ghaybouba » (Coma) de Mohamed Khalil Bahri qui fait ses premiers pas à la télévision.
Un menu ramadanesque qui promet, concocté par un grand nombre de réalisateurs de cinéma. Misant sur la diversité, les chaînes de télévision ouvrent donc leur porte à de nouvelles expériences pour répondre à la forte attente du public.
Une programmation qui illustre la vitalité du secteur audiovisuel et propose un large éventail de choix.


