Coup d’éclat pour l’ouverture du Festival de la Médina : le jeune Zied Mehdi signera la soirée inaugurale de la 42e édition avec son spectacle « Dans les jardins des amoureux ». Une première dans l’histoire de la manifestation ramadanesque, annoncée vendredi lors d’une conférence de presse au Club culturel Tahar Haddad.
Le président de l’association du festival Chadly Ben Younès et son équipe ont dévoilé une programmation qui parie sur la relève tout en misant sur les valeurs sûres. La clôture reviendra à Nabiha Karaouli, la diva révélée jadis par ce même festival un hommage symbolique bouclant la boucle.
Atout majeur de cette édition : la réouverture exceptionnelle du théâtre municipal durant ramadan, initialement programmé pour maintenance. Cette acquisition s’ajoute aux trois espaces historiques de la médina – Dar El Asram, l’école Bir El Ahjar et le Club Tahar Haddad – qui ancrent le festival dans son territoire d’origine.
L’église Sainte-Croix, réintégrée l’an dernier, est en revanche abandonnée. Motif invoqué : des problèmes techniques ayant dégradé la qualité des représentations.
120 candidatures pour une sélection exigeante
Les organisateurs ont reçu 120 propositions de spectacles. La sélection finale reflète une double ambition : donner leur chance aux jeunes talents et garantir l’affluence grâce à des têtes d’affiche populaires.
L’ouverture s’étend aussi aux régions : des clubs culturels de Bizerte et Sfax participeront aux représentations, élargissant la portée nationale du rendez-vous au-delà de la capitale.
Hommages et solidarité
Deux figures seront célébrées : l’esprit de Fadhel Jaziri à travers le spectacle « La Hadhra », et l’artiste Zied Gharsa pour son parcours initié sur les planches du festival.
Fidèle à son engagement social, le festival consacrera pour la troisième année consécutive une partie des recettes d’un spectacle au service de chirurgie pédiatrique de l’hôpital de Nabeul, via l’association Carthage pour l’Horizon.