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Sport

Compétitions sportives et Ramadan : Le ras-le-bol !

  • 3 mars 19:00
  • 3 min de lecture
Compétitions sportives et Ramadan : Le ras-le-bol !

Matches programmés à 13h00 et pas en nocturne, tout le monde est desservi.

La Presse —En football, mais aussi en hand, basket et volley, ces matches, qui se jouent à Ramadan avant la rupture du jeûne, font réagir les clubs et surtout le public. Une compétition sportive qui n’a pas de sens avec des joueurs en bonne partie qui font le jeûne et qui ne peuvent pas évoluer à 100% de leurs moyens, avec aussi un public qui ne fait pas le déplacement comme d’habitude aux stades et salles.

Et quand vous entendez les entraîneurs et les joueurs se lamenter de cette programmation, vous déduisez qu’il y a un malaise. C’est clair que ce choix est imposé aux fédérations pour des raisons de sécurité. Pourquoi ce sujet est-il alors tabou ? Notre ministère de l’Intérieur, avec sa large expérience et ses moyens humains, est capable d’assurer facilement des matches nocturnes comme on l’avait fait au passé.

D’autant que généralement, on ne fait pas le plein sur les stades et les salles et qu’on autorise une assistance partielle du public. On ne voit pas jusque-là les raisons qui empêchent de trouver une solution à ce problème qui discrédite les compétitions. Les matches que l’on suit sont d’un attrait très faible, même en football où les conditions sont, normalement, plus confortables.

Des joueurs en partie fatigués et qui jouent à l’économie, alors que pour certains sports, tels que le basket, on entre dans la phase sensible où le titre se joue. En effet, on joue à partir de demain le début de la série du super play-off, et c’est désigné en plein jour, alors que les quatre équipes engagées ont demandé, toutes, que l’on joue en nocturne pour assurer plus de spectacle et de chances de réussite sportive.

Les supporters aiment suivre les matches en nocturne, d’autant que c‘est un mois spécial où l’on sort et on se déplace fréquemment la nuit après la rupture du jeûne. En vain, un niet irrévocable. Peut-être que si on n’est pas capable de jouer en nocturne, il vaut mieux reporter tous les matches après Ramadan quitte à serrer les calendriers. Ce sera plus juste que de jouer de cette manière et de tuer la compétition sportive et le spectacle. Dommage !

Auteur

Rafik EL HERGUEM

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