L’expert-comptable et universitaire Hatem Fathallah a alerté sur une aggravation attendue des pressions inflationnistes en Tunisie à partir des mois d’avril et de mai, estimant que les effets de la hausse de certains prix et de l’inflation importée ne se sont pas encore pleinement manifestés durant le mois de mars.
Intervenant sur les ondes de Diwan FM, il a indiqué que cette tendance pourrait se poursuivre durant les mois de juin et juillet, en raison notamment des tensions internationales qui continuent de peser sur les marchés mondiaux.
Selon lui, l’inflation actuelle demeure fortement liée au contexte extérieur. Il a souligné que la poursuite du conflit impliquant l’Iran, les États-Unis et l’entité occupante pourrait accentuer davantage les pressions sur les prix à l’échelle mondiale, avec des répercussions directes sur le marché tunisien.
Hatem Fathallah a, par ailleurs, mis en garde contre le recours à des augmentations salariales comme principal levier pour atténuer la cherté de la vie. Il a expliqué qu’une hausse des rémunérations non accompagnée d’un accroissement de la production et de la productivité risquerait d’entretenir l’inflation au lieu de la freiner.
Il a qualifié cette approche de « politique conjoncturelle », estimant qu’elle n’apporte pas de valeur ajoutée durable à l’économie nationale. D’après lui, les revalorisations salariales attendues pourraient rester inférieures à la hausse réelle des prix, limitant ainsi leur impact sur le pouvoir d’achat des ménages.
L’expert a enfin plaidé pour des solutions structurelles fondées sur le soutien à l’investissement, l’amélioration du climat des affaires, le renforcement de la productivité et la résolution des difficultés persistantes, notamment dans le secteur agricole.



