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Culture

À la galerie saladin, moncef guiga expose : Sidi Bou Saïd autrement

  • 18 avril 2026
  • 2 min de lecture
À la galerie saladin, moncef guiga expose : Sidi Bou Saïd autrement

Sortir de la bichromie blanc et bleu imposée par le Baron D’Erlanger et réinventer le village sacré sous d’autres kaléidoscopes, voilà l’entreprise audacieuse que Moncef Guiga s’est offerte et nous a offerte.

La Presse — La gageure était de taille : peindre Sidi Bou Saïd autrement que des générations d’artistes de tous pays l’ont fait à ce jour. Sortir de la bichromie blanc et bleu imposée par le Baron D’Erlanger et réinventer le village sacré sous d’autres kaléidoscopes, voilà l’entreprise audacieuse que Moncef Guiga s’est offerte et nous a offerte à la galerie Saladin. Chirurgien plastique en rupture de ban, il a abandonné le bistouri pour les pinceaux, Tunis pour les jardins de Hammamet, mais il a gardé la maîtrise du nombre d’or, le sens de l’harmonie et l’équilibre exact des proportions.

Le Sidi Bou Saïd de Moncef Guiga est éclaboussé de jaunes solaires, balayé d’oranges flamboyants et balafré de rouges éclatants. Le vénérable café des nattes n’en revient pas. Et si la mer est toujours bleue, les arbustes aussi cependant, que les coupoles, lassées de n’être que blanches, s’offrent des déclinaisons insolites et iconoclastes. Du Pop art ? Certainement, mais aussi une transgression joyeuse d’une palette jusque-là figée pour qui s’attaquait à ce monument-modèle de la peinture. Car quel peintre, à un moment ou un autre de sa carrière, n’a pas peint Sidi Bou Saïd ?

Moncef Guiga aussi l’a fait, mais autrement.

Auteur

Alya HAMZA

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