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Sport

Hand – Championnat méditerranéen U17 : C’est le travail qui manque le plus

  • 20 avril 2026
  • 4 min de lecture
Hand – Championnat méditerranéen U17 : C’est le travail qui manque le plus

La Presse — La participation des jeunes U17 au tournoi méditerranéen en Slovaquie a été différemment commentée. Bien entendu, pour le commun des mortels, c’est l’aspect résultat qui compte le plus. A ce niveau, il faudrait reconnaître que perdre trois matchs et en gagner trois (contre la Turquie, la Bulgarie et le Monenegro), c’est moyen. Mais pour un technicien, il n’y a pas de match négatif. Surtout si l’apport technique est important au point de vue individuel et collectif. Cette équipe de jeunes nous a beaucoup plus impressionnés par le niveau technique de quelques-uns de ses éléments et par l’évolution collective en défense.

Commençons par l’aspect morphologique qui nous met en présence de jeunes filiformes dont les profils s’adaptent à des joueurs modernes.

Leur condition physique, pourtant, les a trahis. C’est la raison pour laquelle ils ont perdu pied et lâché du lest face à des formations plus en souffle et mieux préparées.

Suivez le regard et devinez qui est responsable de cette insuffisance. Ce n’est assurément pas le sélectionneur qui est responsable. En équipe nationale à n’importe quel niveau, on travaille beaucoup plus le collectif : les défenses et les reconversions en fonction du jeu de l’adversaire, les combinaisons pour déverrouiller une défense hermétique, la variation des tirs, les placements et les offensives à deux ou à trois, etc.

La condition physique c’est l’affaire des clubs, étant donné qu’une préparation ne s’acquiert pas en quinze jours ou même un mois. Elle commence par la préparation estivale et se poursuit tout au long de l’année avec les rencontres de compétition. En sélection, on l’entretient en fonction des besoins et elle est souvent individuelle.

Une compétition de jeunes à améliorer

Nos compétitions de jeunes n’offrent pas ce cadre, sans lequel il est extrêmement difficile d’acquérir cette endurance dont on a besoin pour imposer son rythme et espérer changer le cours du jeu. C’est la raison pour laquelle nos jeunes ont subi et ont été dans l’impossibilité de répondre. Laissons l’encadrement technique tirer les conclusions et rappelons que c’est un des points à étudier par le futur bureau fédéral de la Fthb.

Considérant que ces jeunes ont de nos jours des objectifs internationaux, il faudrait se décider à «professionnaliser» la préparation, leur assurer une structure adaptée à ce qu’on demande, donc plus intense au niveau de leurs clubs respectifs. C’est la raison pour laquelle la direction technique en place serait bien inspirée de mettre au point un calendrier qui pourrait être jumelé, par exemple, avec celui des séniors. Le niveau sera forcément amélioré car, prestige aidant, les clubs en présence veilleraient à accorder plus de moyens à ces jeunes. Faire joueur les jeunes en levée de rideau ne serait pas à déconseiller. Ces jeunes ont besoin de sentir la pression, de vivre l’intensité des matchs à fort enjeu.

Notre façon actuelle de préparer les sélections jeunes n’est pas en mesure de leur faire franchir un cap qui reste en deçà de ce qui leur est nécessaire pour tenir face à des équipes étrangères qui disputent des matchs plus intenses, à des fréquences rapprochées et qui ont marqué leur territoire. Les «stages de préparation» sont tout simplement insuffisants et il faudrait trouver d’autres formules que ces rassemblements qui permettent aux joueurs convoquées de faire connaissance.

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Auteur

Kamel GHATTAS

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