Transport et fracture territoriale : le député Hassan Jarboui fustige une politique des transports à deux vitesses
Lors de la séance plénière tenue au Parlement ce lundi 20 avril 2026, le député Hassan Jarboui a profité de son droit de réponse face au ministre des Transports pour dénoncer une gestion jugée inique du parc automobile national. Entre promesses non tenues et déserts de mobilité, l’élu a dressé un réquisitoire sévère contre l’abandon des régions intérieures.
L’indignation était palpable dans l’hémicycle lorsque Hassan Jarboui a abordé la question épineuse de la répartition des nouveaux bus. Qu’il s’agisse d’acquisitions directes de l’État ou de dons internationaux, le constat du député est sans appel : la capitale capte l’essentiel des ressources au détriment de l’arrière-pays. Il a ainsi qualifié cette stratégie de distribution de profondément injuste, fustigeant une vision centralisatrice qui creuse chaque jour un peu plus le fossé entre les citoyens.
Pour appuyer ses propos, l’élu a mis en exergue le contraste saisissant entre le quotidien des usagers du Grand Tunis et celui des zones rurales. Alors que les élèves de la capitale bénéficient d’un réseau de transport diversifié offrant plusieurs alternatives de mobilité, certaines délégations de l’intérieur du pays demeurent totalement enclavées. Dans ces localités oubliées, le passage d’un bus unique, une ou deux fois par jour seulement, constitue la seule et fragile bouée de sauvetage pour toute une population.
Hassan Jarboui n’a pas manqué d’évoquer le dossier épineux du métro de Sfax, devenu aujourd’hui le symbole d’une attente interminable. Ce projet, qui devait révolutionner la mobilité dans la deuxième ville du pays, est désormais tourné en dérision par les Sfaxiens. Ce qui devait être une fierté régionale s’est transformé, selon le député, en une source de sarcasme et de déception profonde, illustrant l’incapacité des autorités à concrétiser les grands chantiers de développement dans les régions.



