La Tunisie a franchi, ce lundi 20 avril 2026, une nouvelle étape dans sa transition énergétique avec l’inauguration officielle de la centrale solaire photovoltaïque de Tozeur, d’une capacité de 50 mégawatts, en présence de la ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Fatma Thabet Chiboub.
La cérémonie s’est déroulée en présence du secrétaire d’État chargé de la Transition énergétique, Wael Chouchane, du gouverneur de Tozeur, Chahine Zribi, du PDG de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG), Fayçal Trifa, de l’ambassadeur du Japon en Tunisie, Saito Jun, de l’ambassadrice de Norvège en Algérie et en Tunisie, Therese Løken Gheziel, ainsi que des représentants des sociétés Scatec, Ann-Mari Lillejord, et Aeolus, Tatsuya Hirata, partenaires du projet.
Dans son allocution, la ministre a souligné que cette réalisation constitue un acquis stratégique pour la Tunisie, à la fois sur les plans de la sécurité énergétique, de la souveraineté nationale et du développement durable.
« L’énergie est au cœur de notre vie quotidienne. Le grand défi aujourd’hui est d’accroître l’utilisation des énergies propres », a-t-elle déclaré, mettant en avant la nécessité d’accélérer le recours au solaire et à l’éolien.
Le projet de Tozeur représente un investissement global estimé à 135 millions de dinars. Il s’inscrit dans le cadre de la première vague d’appels d’offres du régime des concessions, attribuée en décembre 2019, avant la validation des conventions en décembre 2021.
Selon la ministre, cette centrale permettra de réduire les importations tunisiennes de gaz naturel d’environ 13 millions de dollars par an, soit près de 1,2 % des volumes importés, tout en générant près de 8 millions de dollars d’économies annuelles sur les charges d’exploitation de la STEG.
Tozeur, futur pôle écologique
Fatma Thabet Chiboub a en outre insisté sur la dimension territoriale du projet, estimant que cette infrastructure s’intègre dans une vision globale visant à faire de Tozeur une ville écologique modèle, conciliant durabilité environnementale, qualité de vie et valorisation du patrimoine naturel.
Elle a assuré que les efforts se poursuivront avec les administrations régionales pour lever les obstacles, notamment fonciers, afin de favoriser de nouveaux investissements dans la région et dans l’ensemble du quatrième district.
Par la même occasion, la ministre a salué la contribution de l’ensemble des intervenants ayant permis la concrétisation du projet, citant les investisseurs Scatec et Aeolus, la Banque centrale de Tunisie, les banques de financement, la coopération allemande pour l’assistance technique, ainsi que les équipes de la STEG.
Elle a également rendu hommage aux cadres et agents du ministère de l’Industrie, aux différentes structures publiques concernées ainsi qu’aux députés présents.
Cap sur Sidi Bouzid mardi
Dans la continuité de cette dynamique, une deuxième centrale solaire photovoltaïque de 50 mégawatts doit être inaugurée mardi 21 avril 2026 à Sidi Bouzid.
Cette succession de mises en service en l’espace de 48 heures confirme l’accélération du programme tunisien de développement des énergies renouvelables, alors que le pays cherche à réduire sa dépendance énergétique extérieure et à renforcer la part de l’électricité verte dans son mix national.
Finalement et non moins important, la ministre a appelé à poursuivre les efforts en faveur de l’innovation et de l’investissement vert, estimant que la jeunesse, les entreprises et les investisseurs constituent les moteurs du changement.
« Chaque idée nouvelle peut changer le monde. Ensemble, nous construirons une Tunisie plus verte et plus rayonnante », a-t-elle affirmé.






