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STB Bank : des dépôts en forte hausse, une rentabilité qui résiste

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  • 22 avril 2026
  • 3 min de lecture
STB Bank : des dépôts en forte hausse, une rentabilité qui résiste

Au premier trimestre 2026, la STB Bank a poursuivi sa politique rigoureuse d’optimisation de la structure de collecte. Les dépôts de la clientèle ont progressé de 418 MD (+3,3%), tirés principalement par les dépôts à vue (+336 MD ; +7,7%), représentant 80% de la croissance, tandis que les dépôts d’épargne ont augmenté de 102 MD (+2,1%) et les dépôts à terme ont été contenus à +1,4%. Les ressources d’emprunt se sont élevées à 368,6 millions de dinars à fin mars 2026, en régression de 132,3 millions de dinars ou 26.4% par rapport à leur niveau à fin décembre 2025.

Pour ce qui est de l’activité de financement, la Banque a maintenu quasi identique son encours de créances nettes sur la clientèle avec un encours de 8,6 milliards de dinars en baisse de 0,1%.

Par ailleurs, la Banque affiche, au premier trimestre, une évolution de 232 millions de dinars ou 4,8% de l’encours du portefeuille titres pour s’élever à 5,1 milliards de dinars. Cette enveloppe additionnelle provient principalement de l’augmentation de l’encours des bons de Trésor de

240 ,9 MD témoignant du rôle toujours important de la Banque en matière de financement de la dette publique.

L’évolution des indicateurs bilanciels sus énumérés, combinée à la forte baisse du recours de la Banque aux ressources monétaires a permis de confirmer le respect et l’amélioration des ratios réglementaires de liquidité (LCR) et de transformation (LTD) à des niveaux confortables, offrant un potentiel accru de développement de l’activité crédit.

Sur le plan de la rentabilité, les charges d’intérêts ont été réduites de 185,9 MD à 171,5 MD, principalement sous l’effet de l’extinction des charges de refinancement sur le marché monétaire. Cette évolution reflète la politique de mobilisation des ressources adoptée par la Banque, axée sur les dépôts de la clientèle, en particulier ceux à faible rémunération. Néanmoins, la marge nette d’intérêt globale a accusé une diminution sous l’effet principal de la baisse de l’encours moyen des crédits.

Quant aux commissions nettes, une baisse de leur volume de 1,2 MD à 28,4 MD a été constatée tenant compte de l’impact de la diminution des commissions sur chèques (-1,5 MD) et de la baisse des commissions d’études (-0,9 MD) sous l’effet de la baisse de distribution des crédits.

Pour ce qui est des revenus du portefeuille titres et opérations financières, une augmentation de 21,1 MD ou 22,3% à 116,0 MD a été affichée et provenant notamment des placements en bons de trésor ainsi que des gains nets sur opérations de change.

Les éléments sus indiqués ont permis à la Banque de maintenir le même rythme de création de valeur pour atteindre un produit net bancaire de 164 MD quasi identique à celui enregistré une année auparavant.

Quant aux charges opératoires, elles ont atteint 88,8 MD (+8,7%), sous l’effet de l’intégration du personnel des filiales STB-SG et STB-MG conformément à la loi 2025-9 portant sur l’interdiction de la sous-traitance de main-d’œuvre, partiellement compensée par la baisse des frais de fonctionnement (-2,7% à 22,9 MD). Le coefficient d’exploitation s’est établi ainsi, à 54,3%, contre 49,8% un an auparavant.

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Auteur

La Presse

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