Samir Abdelhafidh clarifie la question des hausses des salaires et des prix
Le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a affirmé que son département n’intervient pas directement dans le contrôle des prix, mais agit à travers des leviers économiques visant à améliorer l’offre, stimuler la croissance et renforcer le pouvoir d’achat des citoyens.
S’exprimant mardi soir au palais du Palais du Bardo, le ministre a précisé que cette approche repose sur l’augmentation des revenus et la dynamisation de l’activité économique, dans un contexte marqué par une hausse notable des prix des produits alimentaires, notamment les viandes et les légumes.
Ces déclarations interviennent en réponse à une question du député Mohamed Amine Wergui, portant sur les mesures adoptées pour encadrer les prix et améliorer le pouvoir d’achat.
Le ministre a, à ce titre, indiqué que la loi de finances 2026 prévoit des augmentations salariales dans les secteurs public et privé, ainsi que des revalorisations des pensions de retraite. Les modalités d’application, notamment les taux et les dates d’entrée en vigueur, seront fixées par décret.
Parmi les mesures annoncées figurent également le soutien à l’investissement, l’amélioration du climat des affaires, le renforcement des programmes régionaux et la révision de l’impôt sur le revenu, dans l’objectif d’alléger la pression fiscale sur les classes moyennes et les catégories vulnérables.
S’agissant du soutien social, le ministre a fait état d’une augmentation des transferts monétaires au profit des familles à revenu limité, ainsi que d’une hausse du salaire minimum garanti de 7,5 % à partir de 2025, en plus de mesures touchant notamment les retraites et la consommation d’électricité.
Concernant l’inflation, Samir Abdelhafidh a indiqué que son taux a été progressivement réduit, passant de 7 % en 2024 à environ 5 % en mars 2026, sur la base de l’indice des prix à la consommation établi par l’Institut national de la statistique.



