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Journées nationale et mondiale de l’environnement : La Tunisie recouvre sa souveraineté écologique

  • 7 juin 2026
  • 3 min de lecture
Journées nationale et mondiale de l’environnement : La Tunisie recouvre sa souveraineté écologique

Les deux journées, célébrées respectivement les 5 et 6 juin, étaient chargées d’une dynamique réflexive de haute facture sur la meilleure stratégie à entreprendre dans l’immédiat, en vue de préserver nos richesses naturelles et nos villes contre la mafia des ordures ménagères

La Presse — Un pays qui ne respecte pas ses arbres et dont les enfants ne s’habituent pas à la verdure dès leur plus jeune âge, et le gouvernement n’impose pas à ses sujets l’amour de la nature n’est pas digne d’être cités parmi les nations développées.

En Tunisie, la préservation des richesses naturelles et la protection durable de l’environnement ont été élevées au statut de fondements essentiels de la politique générale de promotion sociale, politique, culturelle et économique. Sur la base d’une approche de gestion de la chose publique qui milite inlassablement afin que les Tunisiens se prennent en charge et puissent mériter le qualificatif d’amis de l’environnement.

Une qualité dont l’acquisition ne peut en aucune manière être exclusivement la responsabilité du gouvernement, mais bien une mission à assumer par l’ensemble de la communauté nationale. A commencer par la famille quand l’enfant fait ses premiers pas, par la garderie et le jardin d’enfants quand nos chérubins quittent le cocon familial pour la première fois, par l’école primaire où les petits apprennent à aimer la nature, et enfin par l’université qui forme les élites, dont la charge primordiale est bien d’élever la patrie aux cimes de l’excellence.

Pour les Tunisiens éduqués parfaitement sur la glorification de l’arbre en dépit de toutes les tentatives de duperie et d’éloge de la pollution « immorale », Labib est toujours vivant, et il ne mourra jamais.

Le Parc Ennahli et les avenues de l’Environnement persistent toujours. Et même si des responsables inconscients poursuivent encore leurs basses besognes, on demeure attentif à toute initiative, d’où qu’elle provienne, tendant à réconcilier le citoyen tunisien avec son legs culturel, civilisationnel et religieux.

Les 5 et 6 juin, à l’occasion des journées nationale et mondiale de l’environnement, un débat de haute facture, sous le sceau « Agir aujourd’hui, laisser l’impact perdurer», sous la bannière du ministère de l’Environnement et au siège de la Cité de la Culture (sommes-nous obligés de dégager la symbolique relative au choix du verger de la culture et des droits de l’homme ?), on a retrouvé l’enthousiasme, certes en demi-teinte, ces dernières années, manifesté par les patriotes qui adorent la Verte et n’accepteront jamais qu’elle soit insultée par qui que ce soit.

L’on est ainsi en droit de dire que l’Environnement et la Cité peuvent dès à présent se sentir fiers des beaux jours qui les attendent. Et ce, même si beaucoup de difficultés financières freinent encore la consécration du projet national environnemental.

Au niveau des ministères de l’Environnement et de l’Agriculture où le dossier est toujours posé, des municipalités et aussi des associations de la société civile spécialisées dans le suivi des projets de décollage écologique, la mobilisation a été forte et a poussé à créer les conditions optimales nécessaires à la transformation de l’image du pays, en tant que destination écologique mondiale, à la mesure de la réputation dont elle est digne.

 

Auteur

Abdelkrim DERMECH

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