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8e édition de la Foire du Sahel de l’artisanat, à Sahline (Monastir) : Une aubaine pour le secteur et pour la région

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  • 25 avril 2026
  • 4 min de lecture
8e édition de la Foire du Sahel de l’artisanat, à Sahline (Monastir) : Une aubaine pour le secteur  et pour la région

Actuellement en cours à Sahline, dans le gouvernorat de Monastir, la Foire du Sahel de l’artisanat continue à animer la région, fidéliser les clients et procurer aux artisans de nouveaux avantages concurrentiels. Demain, dimanche, la clôture de sa 8e édition.

La Presse — Organisé, sous l’égide de l’Office national de l’artisanat (ONA), du 17 au 27 de ce mois, ce rendez-vous annuel auquel participent environ 250 artisans, venus de tous horizons, se veut une aubaine commerciale et professionnelle, de quoi tirer profit et goûter aux fruits d’un travail manuel confectionné avec beaucoup de passion et de doigté.

Besoin d’accompagnement et d’appui financier

Faisant le tour des stands et pavillons, l’on assiste à un large éventail d’offres et de choix d’articles et de produits faits maison, mettant en valeur tout un patrimoine matériel et immatériel, imbu d’idées novatrices et d’innovation. Tissage manuel, mochtia de Jbeniana, broderie, orfèvrerie, fabrication de tamis et bien d’autres activités si menacées de disparition ont eu à braver le temps et donner le ton, redéfinissant ainsi la portée d’un artisanat parfaitement revisité. «En effet, l’objectif primordial consiste essentiellement à profiter de toutes les opportunités existantes pour assurer la promotion du secteur et aider nos artisans à se faire connaître et faire connaître leurs produits auprès du touriste intérieur et extérieur», souligne Kadhem Masmoudi, délégué régional de l’ONA à Monastir.

D’autant plus que cette foire, enchaîne-t-il, s’inscrit dans le cadre de la stratégie promotionnelle de l’Office qui repose sur la multiplication de pareilles manifestations et expositions, tant à l’échelle nationale et régionale qu’ailleurs sur les marchés étrangers. Ceci étant, du fait que le secteur, bien qu’étant en difficulté de gestion et de commercialisation, a toujours, besoin d’encadrement, d’accompagnement et d’un appui financier, à titre incitatif pour redonner vie à certains métiers que l’on croyait disparus. Faute de main-d’œuvre qualifiée et d’un programme de valorisation et de formation professionnelle, un bon nombre d’activités se sont, alors, retrouvées à la croisée des chemins.

Des stands gratuits

Et pour cause ! L’on devrait, ici et maintenant, changer de stratégie de leur développement et d’outils d’appoint pour leur assurer un regain de confiance et de concurrence. «On leur avait déjà réservé des stands gratuits, du suivi et des ateliers de formation que la Foire du Sahel tient à organiser à leur profit, lors de chaque édition, pour les soutenir et les encourager à aller de l’avant», affirme M. Masmoudi, ajoutant que les nouveaux jeunes promoteurs et les artisans porteurs de handicap ont dû, eux aussi, bénéficier d’un appui tout particulier, en leur consacrant gratuitement des pavillons pour exposer leurs produits. «Les gratifier ainsi de telles offres est très intéressant notamment pour ceux qui participent pour la première fois à une foire d’artisanat, dans le sens de les initier à l’abc du métier et leur apprendre les manières d’exposer…», a-t-il expliqué.

Car être un jeune artisan, c’est savoir manipuler l’art et la manière de vendre et avoir audience auprès des clients effectifs et potentiels, mettant en valeur les qualités intrinsèques des produits présentés. Aussi s’agit-il des atouts censés les propulser sur le marché de l’artisanat.

Et comme l’artisanat tunisien s’enlise encore dans sa crise économique, due en partie à la matière première et aux circuits de commercialisation, il est question de le penser autrement. Aussi faut-il agir sur d’autres solutions de restructuration et de promotion. Et par conséquent, il a été convenu, selon le délégué de l’ONA, de s’ouvrir sur l’environnement professionnel et universitaire, en établissant des partenariats avec des entreprises et des universités. D’ailleurs, le fait de voir des designers diplômés du supérieur rejoindre le monde de l’artisanat est en soi de bon augure, censé restaurer l’image du secteur et lui ouvrir des horizons prometteurs, en termes de production et d’exportation. «En 2025, le secteur de l’artisanat avait rapporté pour le pays quelque 170 millions de dinars en devises dont 18 MD à l’échelle du gouvernorat de Monastir», conclut-il.

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Auteur

Kamel FERCHICHI

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