L’Union européenne a définitivement basculé vers un contrôle numérique renforcé de ses frontières avec la généralisation du système EES, ou Entry/Exit System, depuis le 10 avril 2026. Ce dispositif, qui concerne directement les ressortissants tunisiens voyageant dans l’espace Schengen pour de courts séjours, marque la fin du tampon manuel sur les passeports et l’entrée dans une ère de suivi automatisé des déplacements.
Selon un communiqué publié dimanche 26 avril 2026 par l’Agence consulaire de Tunisie à Lille, ce système s’applique à tous les ressortissants de pays tiers effectuant des séjours n’excédant pas 90 jours sur une période de 180 jours.
À chaque entrée et sortie de l’espace Schengen, les voyageurs doivent désormais se soumettre à un enregistrement numérique comprenant la capture de l’image faciale, la prise d’empreintes digitales, sauf pour les enfants de moins de 12 ans, ainsi que l’enregistrement précis des dates et lieux de passage aux frontières.
Ce mécanisme remplace entièrement le cachet apposé sur le passeport et permet aux autorités européennes de calculer automatiquement la durée de séjour autorisée. L’objectif affiché par les institutions européennes est de renforcer la sécurité, de lutter contre l’immigration irrégulière et de fiabiliser les contrôles aux frontières extérieures de l’espace Schengen.
Le nouveau système s’inscrit dans une réforme plus large des politiques migratoires et de sécurité en Europe, engagée depuis plusieurs années. Il est étroitement lié à d’autres dispositifs en cours de déploiement, notamment l’ETIAS, une autorisation de voyage électronique qui devrait entrer en vigueur prochainement pour les voyageurs exemptés de visa.
Les autorités consulaires tunisiennes mettent en garde contre les conséquences d’un dépassement de la durée de séjour autorisée. Tout dépassement est susceptible d’entraîner un refus d’entrée lors d’un prochain déplacement, des complications dans l’obtention de visas futurs, voire un signalement dans les bases de données européennes.
En revanche, les titulaires d’un titre de séjour ou d’un visa de long séjour ne sont pas concernés par ce dispositif, qui cible exclusivement les séjours de courte durée.




