Le CAB accroche l’EST : Prestation honnête !

Photo : © Mokhtar HMIMA
Les Cabistes ont su revenir dans le match. Satisfaisant comme performance.
La Presse — Entre les préjugés et la réalité du terrain, il y a tout un monde. La vérité est que les Bizertins ont respecté la Charte sportive, démentant ainsi la rumeur selon laquelle la victoire de l’EST serait acquise avant même que le match ne soit joué. A cette occasion, l’enjeu était tellement important pour les visiteurs que le jeu se cantonna plutôt au milieu du terrain. Le round d’observation a trop duré comme en témoigne l’absence d’occasions sérieuses des deux côtés durant pratiquement toute la période initiale. Mais la prudence ne pouvait durer plus longtemps. En effet, de retour des vestiaires, les Espérantistes se devaient de passer la vitesse supérieure pour espérer prendre en défaut la défense locale. Ils avaient un leadership à défendre… Ils sont alors devenus plus menaçants grâce aux longues transversales en cloche, notamment à partir du côté gauche. Et sur l’une d’elles, Boualia a ouvert le score devant une cage grande ouverte. La partie s’anima quelque peu et le CAB, nullement impressionné, se rue en attaque et vite Chihi exploite une mauvaise remise en jeu de Jlassi, met dans le vent deux adversaires et, d’un tir écrasé de près de 20 mètres, trompe Ben Said.
Ellili a vu juste!
Depuis, le CAB domine légèrement et devient, à son tour, menaçant au point que Chiheb Ellili retarde les changements. D’ailleurs, pouvait-il trouver une meilleure solution à ce retour en force? Fonseca et Dridi ont excellé dans la récupération, alors que Cissoko a étalé toute sa classe à l’entrejeu dans la relance des actions. Seul le buteur Chihi a cédé sa place à Momar Diop. Celui-ci est incorporé sur le flanc gauche de l’attaque pour exercer davantage de pression sur la défense adverse. Grâce à ses débordements, il a souvent pris de vitesse le latéral droit Dragar et mis, du coup, en difficulté toute la défense espérantiste. Le CAB joue mieux, joue bien. Pendant ce temps, il n’y a toujours pas lieu d’effectuer de remplacements. Ce n’est que dans les dernières minutes du match que le staff technique procède alors à des changements pour donner un second souffle à l’équipe.
C’est ainsi que Midani relaye Berrima et Amri Aymen et Ahmed remplacent respectivement Cissoko et Ayendi.
Ce coaching a aidé à maintenir le jeu à un rythme toujours intense. « Nous avons livré une bonne prestation. Nous avions besoin de nous mesurer à un adversaire pareil, qui revient d’une demi-finale de Ligue des champions, pour mesurer justement le saut qualitatif réalisé par rapport à la phase aller. Ce regain de forme est le fruit d’un travail acharné aux entraînements. Nous sommes restés enfermés dans notre bulle pour éviter les critiques déplacées pendant les moments difficiles par lesquels nous sommes passés », dit fièrement Chiheb Ellili au terme de la rencontre, comme s‘il prenait une revanche sur les temps durs.
Et d’enchaîner : « Je félicite les joueurs pour leur discipline et leur sérieux dans le travail. Le CAB a montré, une nouvelle fois, qu’il avait du caractère, il s’est forgé une personnalité. Je remercie les responsables du club pour nous avoir offert la stabilité à tous les niveaux, gage de réussite ».
Une fin de match folle…
Tout était devenu possible tellement le jeu est resté ouvert et alerte. Poussé par un public des grands jours, le CAB a manqué d’un cheveu de prendre l’avantage. En effet, Momar Diop dribble deux défenseurs adverses, fait un crochet et « pose » le ballon sur la tête de Midani qui frappe sur le poteau gauche de Béchir Ben Said et par deux fois le cuir refuse d’atteindre les filets (92’). Chaud, chaud, chaud… La victoire pouvait basculer facilement d’un côté comme de l’autre. En somme, ce fut un match disputé et à suspense, le nul étant plutôt équitable au vu de la prestation des deux équipes. Et des deux côtés, on est restés sur sa faim…





