
Réuni à Vancouver, le Conseil de la Fédération internationale de football a officialisé une révision à la hausse de 15 % des contributions destinées aux 48 sélections nationales en lice pour la prochaine Coupe du monde. Cette décision intervient dans un contexte de prospérité économique sans précédent pour l’instance mondiale.
Le grand rendez-vous planétaire, qui se déroulera du 11 juin au 19 juillet 2026 à travers les États-Unis, le Canada et le Mexique, franchit une nouvelle étape dans sa dimension financière. Alors que l’enveloppe globale initialement annoncée en décembre dernier s’élevait à 727 millions de dollars, elle atteint désormais un sommet de 871 millions de dollars. Cette rallonge budgétaire massive est le fruit direct du succès commercial exceptionnel rencontré par ce tournoi au format élargi.
Cette générosité se traduit par une augmentation concrète des ressources allouées à chaque étape du parcours. Les fonds de préparation pour chaque fédération grimpent de 1,5 à 2,5 millions de dollars, tandis que la prime de qualification pure passe de 9 à 10 millions de dollars. En parallèle, des aides supplémentaires dépassant les 16 millions de dollars permettront de couvrir les frais logistiques des délégations et d’accroître le contingent de billets réservés aux supporters de chaque nation. À titre de comparaison, le futur champion du monde percevra une prime de 50 millions de dollars, marquant un bond de 50 % par rapport aux dotations du Mondial 2022 au Qatar.
Gianni Infantino, président de la FIFA, s’est félicité de cette santé financière éclatante qui permet à l’institution d’anticiper des revenus records de 13 milliards de dollars sur le cycle quadriennal actuel. Selon le dirigeant, cette solidité constitue un levier inédit pour soutenir le développement du football au sein des fédérations membres.
Sur le plan technique et réglementaire, le Conseil a également validé des ajustements pour répondre aux contraintes du passage à 48 équipes. Le système de remise à zéro des cartons jaunes a été réformé : les avertissements individuels seront désormais effacés à l’issue de la phase de poules, puis de nouveau après les quarts de finale. Dans une volonté de renforcer l’éthique sportive, de nouvelles directives ont été adoptées à l’unanimité pour sanctionner les comportements discriminatoires. Une équipe dont les agissements conduiraient à l’interruption définitive d’une rencontre sera désormais considérée comme perdante par forfait.
Enfin, l’horizon politique de l’instance se précise avec l’ouverture de la période électorale pour la présidence de la FIFA dès le 30 avril 2026, en vue d’un scrutin prévu lors du Congrès de 2027. C’est dans ce cadre institutionnel et financier renforcé que la sélection tunisienne s’apprête à relever le défi du Groupe F, où elle affrontera les Pays-Bas, le Japon et la Suède lors de la phase de poules.





