Success story – Amira Chihi, manager de « GoMyCode » à La Presse: « Réussir en Tunisie puis s’ouvrir sur le monde »
Citée parmi les « success stories » tunisiennes lors du « Tunisia digital summit » (22-23 avril 2026), la start-up « GoMyCode » a montré, par la pratique, comment il est possible de réussir localement avant de s’ouvrir sur le monde. «La Presse» est allée à sa rencontre dans l’espace « Expositions ». Son manager, Amira Chihi, a révélé son parcours de réussite d’environ 10 ans. Interview express.
La Presse — Comment est née la start-up GoMyCode et comment s’est-elle développée ?
Nous avons commencé en 2016 avec une nouvelle idée qui n’était pas présente sur le marché. Il y avait un besoin dans le domaine du développement web. On était, en fait, des consommateurs, d’où est venue l’idée de s’y mettre pendant une courte durée, dans un environnement « jeune » et dynamique. Petit à petit, le concept a grandi. Après une première implantation au Lac de Tunis, nous nous sommes étendus dans d’autres banlieues de la capitale.
Ensuite, il y a eu des investisseurs qui ont cru en cette idée.
Nous avons eu de nouvelles implantations en Afrique et au Moyen-Orient. Maintenant, nous avons plus de 12 espaces en Tunisie, en Afrique, en Arabie saoudite…
L’idée de « GoMyCode » a réussi grâce à l’écoute de ce qui se passe sur le marché. Aujourd’hui, par exemple, nous avons beaucoup de formations sur l’IA en appui aux jeunes et aux entrepreneurs.
Donc, si vous êtes étudiants ou entrepreneurs, il y a toujours une formation qui vous est dédiée pour vous assister à partir de zéro. Nous ne parlons pas beaucoup, nous travaillons !
Comment était votre partenariat avec l’Etat ?
On a eu toujours de bonnes relations avec le secteur public. En cas d’extension ou d’événement, les directions régionales nous ont apporté une bonne assistance dans toutes les régions. Nous avons de nouveaux projets avec les ministères. « Stay tuned ! », nous espérons, si tout va bien, faire de belles choses. Et « GoMyCode « continue dans son élan ascendant que nous espérons maintenir.
Quel est votre message aux jeunes ?
Le travail, ensuite le travail, toujours le travail… Il ne faut jamais lâcher. Il faut croire en votre staff. L’équipe doit être bien choisie parmi les gens qui n’ont pas uniquement des diplômes mais qui ont une volonté, qui ont des idées et qui sont formés dans la nouvelle technologie, dans le digital, dans l’IA et surtout des jeunes qui aiment ce qu’ils font. C’est un domaine qui domine et on ne peut pas fermer les yeux là-dessus.
Pour les jeunes qui veulent partir à l’étranger, je suggère de commencer dans son pays, y grandir, découvrir les chemins, faire un « pitch », chercher un appui…
Nous avons beaucoup d’investisseurs en quête d’idées qui vont vous aider et grandir avec vous.
Réussir en Tunisie, puis, pourquoi pas, s’ouvrir sur l’étranger et s’étaler…



