À quelques jours d’échéances sportives importantes, les nageuses tunisiennes Jamila Boulkebech et Amani Souidi risquent d’être contraintes de quitter leur centre d’entraînement en France en raison de factures impayées liées à leur encadrement technique, selon des informations concordantes.
D’après nos informations, cette situation découle du non-règlement des honoraires de leur entraîneur, Philippe Lucas, qui aurait pourtant accepté de poursuivre leur préparation malgré des arriérés remontant à plusieurs mois. Une tolérance qui semble aujourd’hui atteindre ses limites.
Une menace directe sur leur préparation
Ce possible renvoi intervient à un moment critique de la saison, compromettant non seulement la continuité de leur préparation, mais aussi leurs perspectives de performance à court terme. Les deux nageuses, considérées comme des profils prometteurs de la natation tunisienne, se retrouvent ainsi exposées à une instabilité qui dépasse largement le cadre sportif.
Au-delà du cas individuel, cette affaire met en lumière des défaillances récurrentes dans la gestion du sport de haut niveau en Tunisie. Le problème ne semble pas isolé : retards de paiement, manque de suivi administratif et incertitudes financières tendent à se répéter, fragilisant durablement les athlètes.
Selon plusieurs sources proches du dossier, ce type de situation n’est plus exceptionnel mais tend à s’installer dans la durée, au point de devenir une forme de norme silencieuse dans certains parcours sportifs.
Un signal d’alarme pour les talents tunisiens
Cette crise intervient dans un contexte où la Tunisie continue de produire des talents capables d’évoluer au plus haut niveau international, mais peine à leur garantir un encadrement stable. Le contraste est frappant entre le potentiel sportif et les moyens mobilisés pour le soutenir.
L’ironie de la situation réside dans le fait que l’encadrement technique avait été maintenu malgré l’absence de rémunération, repoussant une rupture devenue aujourd’hui inévitable.
Au-delà des carrières individuelles de Jamila Boulkebech et Amani Souidi, c’est la crédibilité du système sportif tunisien qui se trouve posée. La capacité à protéger, accompagner et retenir ses talents est directement mise en cause, avec des répercussions potentielles sur l’image du pays à l’international.
Faute de réaction rapide, cette affaire pourrait s’ajouter à une série de situations similaires ayant conduit certains athlètes à chercher ailleurs les conditions nécessaires à leur progression.


