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Culture

Le studio «  La presse » à la 40e édition de la Foire internationale du livre de Tunis : Le rendez-vous privilégié des auteurs

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  • 5 mai 2026
  • 4 min de lecture
Le studio «  La presse » à la  40e édition de la Foire internationale du livre de Tunis : Le rendez-vous privilégié  des auteurs

Le rideau est tombé sur la Foire internationale du livre de Tunis, tenue du 23 avril au 3 mai. A cette occasion, La Presse a installé un studio sur place pour accueillir des figures marquantes du paysage littéraire. Au total, 22 invités de cinq nationalités différentes se sont succédé sur notre stand. Retour sur les temps forts.

La Presse — Dès les premiers jours, la foire a confirmé son rôle de passerelle entre les cultures. Invitée d’honneur, l’Indonésie était à l’honneur, et son ambassadeur, Zuheiri Misrawi, lui-même écrivain, nous a rappelé l’intérêt porté à la littérature tunisienne dans son pays, où des auteurs comme Ibn Khaldoun ou Tahar Ben Achour sont lus et enseignés. Dans le même esprit d’ouverture, Ferid Zahran, président de l’Union des éditeurs égyptiens, a partagé sa vision d’une scène éditoriale dynamique mais confrontée au défi de concilier abondance et qualité. La directrice de la Maison russe de Tunisie, Marina Ignatieva, a, quant à elle, invité les lecteurs à dépasser les classiques pour découvrir des voix contemporaines. Installé en Tunisie depuis quatre ans, Frédéric Mondlange a présenté «Aventures tunisiennes», un roman entre voyage géographique et quête initiatique.

La présence d’auteurs primés a également marqué cette édition. L’Algérien Saïd Khatibi est intervenu peu après avoir reçu le Booker Prize arabe. Le Sénégalais Omar Dabo, distingué par le Prix national de littérature en 2025 pour «Mes errances confinées», a partagé son univers poétique. La romancière égyptienne Reem Bassiouney, récompensée par le Sheikh Zayed Book Award pour sa trilogie «Les Fatimides», a rencontré un public tunisien nombreux et enthousiaste. Au fil des échanges, une question s’est imposée : comment renouveler la promotion du livre ? Mourad Boubaker, de Hkeyet Edition, a détaillé des stratégies originales, allant d’invitations immersives à des expériences inédites autour de l’impression des ouvrages.

Rim Olouane, de son côté, a brouillé les frontières entre fiction et réalité en créant une présence numérique pour l’héroïne de son roman «Qui a tué Toffeha», transformant ainsi la promotion en véritable narration parallèle.

La foire a aussi mis en lumière des parcours d’écriture singuliers. Houbeb Khchin a publié son premier roman, «Synchronicité», après une longue carrière dans l’édition, tandis que le journaliste Samir Dridi a enfin rassemblé des textes écrits sur plusieurs décennies dans «Gravures sur les scènes de la vie».

Deux trajectoires différentes, mais une même persévérance. Les débats n’ont pas manqué, notamment autour de la vulgarisation de l’Histoire avec l’universitaire Noureddine Dougui, ou des enjeux géopolitiques abordés par Sami Kourda. Par ailleurs, certaines figures publiques ont évoqué leur passage à l’écriture littéraire : Lassaad Ben Abdallah a présenté son deuxième roman, «Le Bourreau», tandis que Soufiane Ben Farhat a expliqué comment son regard de journaliste nourrit sa fiction.

La diversité des formes littéraires était également au rendez-vous. Le genre de la nouvelle, défendu par Hatem Louati, continue de séduire par sa concision. Ismahan Chaabouni, dont le recueil Ibnat al hayat figure sur la shortlist de la foire, a partagé un parcours inspirant vers l’écriture.

Au-delà des auteurs, des acteurs engagés œuvrent à faire vivre la lecture. L’association Safahat, représentée par Karim Harbaoui, multiplie les initiatives pour rapprocher le public des livres. Samy Mokaddem, écrivain et éditeur, s’illustre quant à lui, par son engagement en faveur des talents émergents et de la diffusion littéraire, une contribution saluée par le Prix de l’édition remis cette année.

Enfin, la foire a réservé son lot de découvertes et de coups de cœur : une réflexion sur la place de la poésie avec Oussama Homri, les contes réalistes pour enfants de la jeune Tayssir Othmeni, ou encore le premier roman très attendu du journaliste Mohamed Amine Ben Hlel.

Toutes les interviews filmées sont disponibles sur la page de La Presse, prolongeant ainsi l’expérience au-delà des allées de la foire.

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Auteur

Amal BOU OUNI

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