Examens nationaux : un projet de loi veut frapper fort contre la triche organisée
Un groupe de députés a déposé une initiative législative visant à réprimer la triche aux examens et concours nationaux. Le texte prévoit l’imposition d’amendes et de peines de prison contre toute personne impliquée dans la planification, l’organisation ou la promotion de la triche, tout en limitant les sanctions infligées à l’élève concerné à des mesures disciplinaires.
Dans une déclaration à la radio nationale ce mercredi 6 mai 2026, le député Hatem Lebaoui, l’un des initiateurs du projet, a affirmé que la triche aux examens s’est transformée en activité organisée par des réseaux opérant depuis l’étranger vers la Tunisie, à travers la vente et la promotion d’équipements sophistiqués sur les réseaux sociaux.
Il a précisé que les peines de prison proposées varient entre un et cinq ans, tandis que les amendes oscillent entre 20 000 et 100 000 dinars pour toute personne ayant planifié la triche ou ayant délibérément fabriqué, acquis ou commercialisé des dispositifs destinés à cet usage.
L’initiative prévoit également des sanctions contre tout agent public ayant abusé de ses fonctions pour commettre ou faciliter la triche, ou encore pour divulguer des sujets d’examen. Ces infractions seraient punies de deux à cinq ans de prison, assorties d’une amende de 10 000 à 20 000 dinars, ainsi que d’une interdiction d’exercer dans la fonction publique.
De son côté, le conseiller expert en vie scolaire Mahrez Drissi a insisté sur la nécessité de moraliser la compétition et de renforcer le respect du savoir et de la connaissance.
Il a par ailleurs proposé l’organisation de campagnes médiatiques de sensibilisation afin de promouvoir l’éthique des examens et de rappeler que la triche constitue une pratique répréhensible.

