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Ferid Belhaj alerte : “un choc de 300 millions de jeunes arrive”

  • 6 mai 2026
  • 3 min de lecture
Ferid Belhaj alerte : “un choc de 300 millions de jeunes arrive”

Réuni du 24 au 26 avril 2026 dans l’État du Maryland, le congrès annuel de l’association des professionnels tunisiens-américains “TAYP” a mis en lumière les enjeux liés à la diaspora tunisienne, au développement économique et à l’avenir du marché de l’emploi dans le monde arabe. L’événement a rassemblé des professionnels, entrepreneurs, étudiants et représentants de la communauté tunisienne des États-Unis, ainsi que des participants venus du Canada, de France et de Tunisie.

Le rôle des compétences et de la diaspora

Invité de marque de cette rencontre, l’ancien vice-président de la Banque mondiale, Ferid Belhaj, a souligné l’importance du rôle joué par l’école et l’université publiques tunisiennes dans la formation des compétences nationales à l’étranger. Selon lui, ces institutions ont permis de maintenir un fort sentiment d’appartenance à la Tunisie malgré l’éloignement géographique, un facteur essentiel pour renforcer l’image du pays à l’international.

Dans son intervention, Ferid Belhaj a insisté sur le fait que la réussite professionnelle repose sur la capacité à prendre des risques et à s’adapter aux défis. Il a rappelé que l’image d’un individu à l’étranger reste étroitement liée à celle de son pays d’origine, soulignant ainsi l’importance du rôle de la diaspora dans le rayonnement de la Tunisie.

Revenant sur son propre parcours, il a expliqué avoir rejoint la Banque mondiale en tant que spécialiste du droit avant d’y évoluer progressivement pendant 25 ans, jusqu’au poste de vice-président. Un parcours qu’il attribue à l’apprentissage continu, à l’ouverture aux expériences nouvelles et à la capacité d’adaptation dans un environnement international exigeant.

Appel à réformer le modèle économique

Sur le plan économique, Ferid Belhaj a appelé à une plus grande ouverture de l’économie tunisienne au secteur privé. Il a plaidé pour une simplification du cadre législatif et administratif afin de favoriser l’investissement et l’initiative économique, estimant que la complexité et la multiplication des textes juridiques constituent un frein majeur au développement.

Définir l’image mise en avantIl a également insisté sur la nécessité d’une volonté politique claire pour accélérer les réformes structurelles et améliorer le climat des affaires, notamment dans les pays en développement.

Abordant les perspectives régionales, l’ancien responsable de la Banque mondiale a alerté sur les défis démographiques auxquels feront face les pays arabes d’ici 2050. Selon ses estimations, près de 300 millions de jeunes entreront sur le marché du travail, une pression que le secteur public ne pourra absorber à lui seul.

Dans ce contexte, il a affirmé que le secteur privé devra jouer un rôle central en tant que principal moteur de création d’emplois et d’intégration des jeunes diplômés et compétences qualifiées, afin d’éviter une crise structurelle de l’emploi dans la région.

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Auteur

R. I

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