Le classement 2026 de Forbes Middle East des “World’s Richest Arabs” confirme la domination écrasante des économies du Golfe et de quelques grandes familles d’affaires régionales. Au total, 36 milliardaires issus de sept pays cumulent une richesse estimée à 137,3 milliards de dollars, en hausse de 7 % par rapport à 2025. La Tunisie, une nouvelle fois, ne figure pas dans ce palmarès, qui recense uniquement les plus grandes fortunes arabes identifiées par Forbes.
En tête du classement, le prince saoudien Alwaleed Bin Talal Alsaud conserve sa position de première fortune arabe avec une richesse estimée à 19,9 milliards de dollars. Il est suivi par l’homme d’affaires émirati Hussain Sajwani (DAMAC Properties) avec 15,3 milliards de dollars. Le podium est complété par le docteur Sulaiman Al Habib, figure majeure du secteur médical en Arabie saoudite.
Le reste du top 10 met en évidence la diversité des secteurs dominants dans la région :
Nassef Sawiris (Égypte, 9,6 milliards de dollars), Naguib Sawiris (Égypte), Hamad bin Jassim bin Jaber Al Thani (Qatar), Abdulla Al Futtaim & family (Émirats arabes unis), Abdulla bin Ahmad Al Ghurair & family, Mohamed Mansour (Égypte), ainsi que les hommes d’affaires libanais Najib Mikati et Taha Mikati, qui complètent ce groupe de tête.
Le classement montre également une forte concentration géographique : l’Arabie saoudite compte 11 milliardaires pour une richesse cumulée de 49 milliards de dollars, suivie des Émirats arabes unis (35,4 milliards), de l’Égypte (23,8 milliards) et du Liban (13,9 milliards). Le Maroc, le Qatar et l’Algérie complètent la liste avec des représentations plus limitées.
Au total, Forbes recense une légère baisse du nombre de milliardaires arabes (36 contre 39 en 2025), mais une augmentation de leur richesse globale, illustrant un phénomène de concentration des grandes fortunes dans un nombre restreint de groupes familiaux et de conglomérats régionaux.
Aucun homme d’affaires ou groupe tunisien ne figure dans ce classement 2026, confirmant l’absence de la Tunisie des grandes fortunes arabes identifiées par Forbes Middle East. Une situation qui reflète le faible poids des fortunes tunisiennes dans les classements internationaux de très haute richesse.

