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Economie Société

Production céréalière : Une hausse de 20 millions de quintaux attendue par rapport à la saison précédente

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  • 6 mai 2026
  • 3 min de lecture
Production céréalière : Une hausse de 20 millions de quintaux attendue par rapport à la saison précédente

Le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche a annoncé des perspectives prometteuses pour la saison céréalière 2025-2026, estimant que la production devrait dépasser celle de l’année dernière avec une augmentation record d’environ 20 millions de quintaux.

Mme Rabiaa Ben Salah, directrice des grandes cultures à la Direction générale de la production agricole, a précisé, lors d’une journée d’information consacrée à la campagne nationale de réglage des moissonneuses-batteuses et à la lutte contre les incendies, que les superficies récoltables sont estimées à environ 950 000 hectares, sur une superficie totale semée de 991 000 hectares.

Elle a expliqué que ces résultats s’appuient sur des données climatiques favorables, marquées par une bonne répartition des précipitations et l’absence de périodes de sécheresse notable. Cela a eu un impact positif sur la croissance des cultures dans les différentes zones de production, malgré quelques dégâts limités qui n’ont pas affecté de manière substantielle les prévisions générales de la saison.

La responsable a révélé que les superficies consacrées aux céréales ont atteint environ 971 000 hectares, soit 87 % du programme initialement prévu. La majorité de ces surfaces se concentre dans les gouvernorats du Nord avec environ 834 000 hectares, contre 137 000 hectares dans le Centre et le Sud. Ces superficies se répartissent entre le blé dur (533 000 ha), l’orge (400 000 ha), le blé tendre (49 000 ha) et le triticale (9 000 ha).

Elle a ajouté que l’évaluation préliminaire de l’état général des cultures montre que 70 % des superficies sont dans un « bon » état, 25 % dans un état « moyen » et 5 % en dessous de la moyenne, avec des rendements élevés enregistrés dans plusieurs régions.

Elle a également souligné que les zones irriguées, estimées à environ 74 000 hectares, n’ont pas nécessité d’irrigation intensive grâce à l’abondance des pluies. Elle a noté que le taux de remplissage des barrages a atteint environ 68 %, un niveau jugé « relativement confortable » qui favorise la stabilité des prochaines cultures estivales.

Enfin, la responsable a indiqué qu’une partie des surfaces semées a subi des dommages variables, principalement dus au phénomène d’excès d’eau (engorgement) dans certaines zones, notamment dans les gouvernorats de Bizerte et Nabeul. Des chutes de grêle locales ont également affecté certaines zones à Siliana, Le Kef et Kasserine, sans oublier des pressions climatiques liées à la sécheresse dans d’autres régions comme le gouvernorat de Kairouan.

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Auteur

La Presse

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